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Marc-Vivien Foe

C'est un jeudi soir que Marc-Vivien Foé entre dans la légende du football camerounais. Un 29 juin 2003 tragique.

Dans la chaleur étouffante du stade de Gerland à lyon, le Cameroun affronte la Colombie pour une place en finale de la Coupe des Confédérations.

Une compétition sans âme et sans intérêt. Sans émotion, jusqu'à la 72" minute de ce fameux match. Au centre du terrain, un homme tombe. Il ne se relèvera plus. Le capitaine des lions Indomptables est victime d'un malaise le match et le tournoi iront à leur terme. Mais pour beaucoup, le temps s'est arrêté avec le cœur de Marco. Mort naturelle, diront les médecins.

Le monde du football lui rend hommage. Lors de la finale France-Cameroun. Les deux équipes entrent sur le terrain avec un immense portrait de l'ancien joueur du Canon de Yaoundé, de Lens, de Lyon et de Manchester City. Dans les tribunes, les banderoles fleurissent en son honneur. Un lion ne meurt jamais, il dort, lit-on dans les travées du Stade de France. Ses funérailles à Yaoundé seront suivies par des milliers de personnes, dont le président Paul Biya, venus dire adieu à l'homme plus qu'au sportif.

Si le milieu de terrain n'avait ni le talent d'un Eto'o, ni le charisme d'un Milla, sa personnalité inspirait cependant le respect. Généreux jusqu'à l'extrême, le natif de Biteng n'économisa pas. Il consacra tout au long de sa carrière, une grande partie de son salaire à des associations caritatives. Son humilité avait également forcé le respect pour celui qui disait que pour être grand, il fallait être petit.

Désormais, Marc-Vivien Foé est un grand. Une rue aux environs du stade Ahidjo à Yaoundé porte son nom. Le lion ne s'éloigne jamais de sa lanière.

Vu 361 fois Dernière mise-à-jour : vendredi, 13 mars 2015 14:14
bems

Je reste convaincu que pour mieux développer notre pays, nous, camerounais avons besoin non seulement de bien le connaître, mais aussi de mieux nous connaître nous même...