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Ndiki village

Ndiki est la radicale de tout un ensemble dont la fusion Ndiki + Niméki a donné naissance à Ndikinimeki. Le village Ndiki est l’un des plus importants de l’arrondissement ayant à sa tête un seul chef de 3e degré. Cette chefferie est le siège du canton de l’Inoubou-Nord.

Situé en partie sur la nationale N°4 qui relie Yaoundé à Bafoussam, plus précisément à deux kilomètre du centre ville de Ndikiniméki, Ndiki village s’étend sur une très grande superficie et a une population d’environ 3 506 habitants. Il est limité côté sud par le centre ville de Ndikiniméki (quartier Ndekemalouk) avec le ruisseau appelé Bakatik Oyendok qui se jette dans la rivière Molo. par Ndékalende avec le ruisseau Moussal-Eyabal ; par Ndokononoho avec le ruisseau Nihoung ; par Ndikoti (Ndikoko) avec une vallée dite hiagnak he beyongol.
Côté Nord, par Ndikitolé avec le ruisseau Etokotok se prolongeant sur le ruisseau Malikin - Manoui et Ebombon.
Côté Est, par Etoundou avec le ruisseau Yanga qui se jette sur le Noun.

Côté Ouest, par Mafè Brousse, Ndokohok- brousse sur le ruisseau Manoui et par Ndikibou avec le ruisseau Emba, ruisseau appartenant aux Nebolen.

Ndiki est situé en zone de transition entre la savane et la forêt et a un relief très varié. On y trouve des monts comme Nekond (1004m) un mont aux mille et une merveilles. De multiples cours d’eau arrosent tout le village. Son climat à quatre saisons favorise la culture des produits d’exportation tels que le cacao et le café, ainsi qu’une grande variété des produits vivriers tels que le macabo, le manioc, l’igname, le taro, la banane, plantain, le maIS, l’arachide, la patate etc. Ici la population est essentiellement agricole.

Ndiki – village est composé de huit quartiers ayant chacun plusieurs familles Au quartier Ndekboudaba on retrouve les familles : Nith, Ndekongsabiak, Ndekbagnam, Ndekbalitoni – Beyongol, Ndekbide, Ndeknimb, Ndekemonaniof, Ndekenelemb, Ndekten, Ndikibin, et Ndekebossal.
Au quartier Ondjak, on trouve les familles: Ndekboliang, Ikoup, et Ndekendeka.
Au quartier Ndengata, on trouve les familles: Ndekessobal, Ndeksen, Ndekongbyo, Ndekmeni, Ndekbassilekin et les Ndekmagnengou.
Au quartier Ndekagnebe la famille Ndekmenbi
Au quartier Bougnomong, les familles Mafé, Ndekendeng, Ndekjombe et Ndekmissoup.
Au quartier Bognagna, les familles Ndektikiti, Ndektiken et Ndek-Ngnak.
Au quartier Ndokondal aucune famille ne nous a été fournie.
Au quartier Ndekbambous la famille Ndekhibou.
Ndiki-village étant ainsi constitué de plusieurs familles, elles se reconnaissent par ces quatres devises :
Ndiki : Indiki oye basasa mene mikime, oye ba na nindi, ba Bengueleke ès ondomba ; aba mosan o mioko wo lè kenda O molan, a sè a Ndokolomaka a Pemba bekokinyaman.
Signification: les Ndiki sont si nombreux qu’ils sont dispersés dans tout le pays. Lorsqu’ils n’ont pas laissé aux autres populations le temps de leur apporter les cadeaux de vassalité, déjà ils regardent de tous côtés pour voir si les cadeaux n’arrivent pas. De même que la poule couveuse craint, par peur de petits carnassiers, de s’aventurer dans le bouquet derrière la case, de même personne ne s’approche des Ndiki de peur d’être capturé.
Mafé : « A fé, o ye ba ta tiokolok, o ye bulek »
Signification : Mafé que depuis longtemps l’on tracasse, Comme si patiemment l’on perforait un trou en eux, C’est bulek qui eut toujours les palabres qu’il ne cherchait pas.
Ndeketen : « Etena, wa hionobe etenena mekule ma bosok »
Signification : les Ndeketen sont si vénéneux, dangereux, qu’ils sont capable de détruire n’importe qui et n’importe quoi.
Ndikipembus: “Embus, abuose bobe, monenen wo meluk wo faka o mesoa “
Signification: les Ndikipembus sont comme un jour de malheur ils sont si mauvais qu’ils tuent tout le monde et il y a tant de pleurs dans le pays que l’on n’a plus le temps de boire le vin de palme qui
croupit au fond des calebasses et devient imbuvable.

La généalogie est très longue, nous ne nous en tiendrons qu’à ceux qui ont marqué l’histoire des Ndiki pendant et après la colonisation.

SOMO, symbole de la popularité des Ndiki, a eu à concilié l’administration européenne à celle des Ndiki. Après lui vient NYENGUE, et après celui-ci MALANGA, qui prend le pouvoir en 1925 et meurt en 1946 après 21 ans de règne. MOUITIMISSI succède à MALANGA le 9 février 1947 et meurt en 1967. La chefferie connaîtra une période à vide pendant deux ans avec BAKADOUNGUI
comme conseiller. Puis BANEN est nommé chef pour trois ans. Après sa destitution, BAKADOUNGUI prend le pouvoir et depuis 1984 il est nommé chef de canton du second degré de l’Inoubou-Nord.

Ndiki-Village est l’un des rares villages dotés d’infrastructures à l’européen : la mission protestante française. Elle est d’un apport incontestable avec son école primaire, son temple d’église et surtout son dispensaire qui survient à toutes heures aux besoins des populations.

En somme, malgré ces traits saillants qui le caractérisent, l’électrification et l’installation d’un grand marché au niveau de la bretelle de Mafé feront de Ndiki un village phare. Cet apport serait salutaire et éviterait ainsi à toute la population de Ndikiniméki, de parcourir des kilomètres avant de vendre le produit de leur récolte.

Vu 79 fois Dernière mise-à-jour : lundi, 17 juin 2019 00:03
bems

Je reste convaincu que pour mieux développer notre pays, nous, camerounais avons besoin non seulement de bien le connaître, mais aussi de mieux nous connaître nous même...