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Les village Nekom

Nékom I et II sont deux des 70 villages de l’ensemble Ndikinimek – Nitoukou en pays banen. Ils couvrent la partie centrale et méridionale du grand ensemble Ndikoko auquel ils appartiennent, Nékom I, encore appelé Nékom-route s’étend sur trois kilomètres environ, le long de la route qui relie Nitoukou à Ndikinimeki. Il est limitrophe de Nitoukou à Massia d’une part et de Ndekbagna d’autre part. A trois kilomètres de la route, se trouve Nékom II, encore appelé Nékom-village. Lui aussi s’étire sur près de deux kilomètres, le long de la piste qui mène à Elond. Il est séparé de Ndekyap par la manoui toute proche, et est limitrophe de Banif.

Nékom I et II possèdent un relief assez difficile. Les monts les plus remarquables Sont Nimbou, Nikit et Oukol. Ici, les forêts galeries et la savane se bousculent. Ce sont des villages très arrosés. On y rencontre beaucoup de cours d’eau. Les plus importants sont Mafang Massia, Twil et Toupondo Noêle. Toute une gamme de petits gibiers peuple les forêts et les savanes. Comme ces villages sont environnés de toutes parts d’autres villages plus ou moins éloignés, on ne rencontre pas d’animaux tels que buffles, les sangliers, les chimpanzés.

D’où viennent Nékom I et II ?
Avant de répondre à cette question, il convient de préciser qu’il s’agit de deux villages qui ont des liens de sang et qui n’ont été séparés que pour des besoins administratifs. Entre les deux, le mariage est impossible. Nékom I et II ont donc une ancêtre commune : Ekom, fille de Mounif et petite fille d’Ekoko, l’ancêtre de tout Ndikoko. Ekoma été mariée à un serviteur de son père qui fut sans doute un otage de geurre. C’est pourquoi toute la descendance porte le nom de la femme : les descendants d’Ekom, les gens d’Ekom. Cette descendance a beaucoup prospéré.
Du temps des Allemands, un commerçant étranger, (haoussa) Kilignoki fut assassiné par des gens de Ndikoko. Une partie des descendants de Nomena (famille de Ngobok) et une partie des Nékom étaient impliquées dans cette affaire. Les soldats de l’administration allemande arrivènt pour enquêter. A la question de savoir qui avait tué le commerçant, on leur répondit en pidjin : ‘’ Na Ndem Ndat ‘’, (les voilà), en désignant les gens qui étaient impliqués. Dès lors ceux-ci se considérèrent comme les ‘’ Ndéma’’, qui est une déformation de ‘’Ndem Ndat’’, Et depuis, ils se considérèrent comme un clan à part. C’est pourquoi certains gens du village Ndéma sont en réalité des gens de Nékom. Il s’agit des descendants de Melemeng.

Avec le passage de la route Ndikinimeki – Nitoukou, l’administration coloniale française demande à toutes les populations de Ndikoko de s’établir le long de la route. Certaines obéirent. Mais beaucoup d’autres refusèrent. C’est pourquoi on trouve aujourd’hui une partie de certaines familles le long de la route, et une autre partie établie dans leur emplacement de toujours. C’est ce qui explique le fait qu’il y ait deux Nékom. Lorsqu’ont parle de Nékom, on pense immédiatement à certains notables célèbres. Il s’agit de Ndewé, Endjalom, de Batanken, Balata, de Yonguen. Nékom est composé de trois grandes familles : les Ndekendjalom, les Ndekeyonguen et le Ndikikoul. Nous savons déjà que les Ndekmelemeng sont des Ndéma

Les populations de Nékom vivent dans des maisons de toits en tôles ondulées, et groupées pour la plus part. L’activité dominante est l’agriculture. Des plantations de cacaoyers et de caféiers recouvrent les vallées de Manoui et de Noêle, les vallons et leurs pentes telles que Pessol, Oukol-ètek, Tongoli-ètek, Matanana. Une variété de cultures vivrières, provenant entre autre de Hetê et d’Ekath assure l’autosuffisance alimentaire. On y cultive remarquablement la canne à sucre. Le surplus de la production est évacué à Nitoukou les jours de marché et à Ndiki les samedis.

Nékom II souffre beaucoup de l’enclavement. La piste qui le dessert n’est pas praticable
Pendant les pluies et les gens du village doivent remplacer les ponts chaque saison. Nékom I ne connaît pas ce problème. Des éleveurs bororo s’y sont installés ces dernières années. A Nékom-village aussi bien qu’à Nékom-route, on trouve une chapelle de la Mission Catholique. Trois écoles primaires se partagent les enfants : l’école publique de Ndekyap, l’école Catholique de Ndekbagna et l’école publique de Nitoukou.
Bien qu’il s’agisse d’une même famille, Nékom I et II possèdent chacun un chef de troisième degré :
M. Balitoni Isidore pour Nékom II et M. Ibel Simon pour Nékom I. ceux-ci ont remplacé
L’unique ‘’ Headman’’ .M. BALATA, qui a lui-même succedé à Enjalom.

Les Nékom sont de grands danseurs. Chez eux, tout le monde sait frapper le tam-tam, même
Les petits enfants. Tout le monde sait également danser, y compris les femmes. Ils possèdent des
Groupes de danse célèbres au village et dans les villes (tounimenou).

Les populations de Nékom ont un caractère extraordinaire. Souvent entêtées, elles sont en général généreuses et surtout très accueillante. Et lorsqu’elles s’entendent pour réaliser quelque chose, elles le font toujours avec succès éclatant.
Nékom I et II sont vraiment des coins à visiter. Faites-y un tour et vous serez entièrement mordu.

Vu 88 fois Dernière mise-à-jour : lundi, 17 juin 2019 01:24
bems

Je reste convaincu que pour mieux développer notre pays, nous, camerounais avons besoin non seulement de bien le connaître, mais aussi de mieux nous connaître nous même...