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Le village Ndokbou

Ndokbou est un village de l’arrondissement de Ndikinimeki. Il est situé à 60 km du Centre-ville et reste aujourd’hui l’un des villages les plus enclavés de l’arrondissement. Bordée de gros arbres, la piste ombragée qui contourne les collines permet de découvrir les merveilles de ce village. Et de toucher du doigt les réalités de ses habitants.

Le nom Ndokbou peut se diviser en deux mots distincts ‘’Ndok’’ ‘’bou’’. Le premier signifie ‘’ descendance’’ et le second le nom de la personne qui en est la souche. En clair, ‘’ Ndokbou‘’ signifie ‘’ la descendance de bou’’ Bou est donc le point de départ de la généalogie Ndokbou. Le village qui à l’origine était un est aujourd’hui séparé en Ndoukbou I et II du fait il se raconte d’une histoire de partage du gibier entre deux frères, l’un ayant décidé de quitter le village pour aller s’installer ailleurs. Aujourd’hui avec le temps, le mariage est possible entre descendants des deux frères.

Ce village a dans le temps livré de nombreuses guerres contre d’autres clans et aussi lors des troubles des années de l’indépendance. Pendant la guerre, les combattants étaient dirigés par le chef qui détenait le totem du village, ils avaient le pouvoir d’hypnotiser, de disparaître au moment opportun, d’aveugler l’ennemi. Aujourd’hui, ce village qui a été habité par les allemands a perdu une bonne partie de ses forces mystiques d’autrefois. Il ne possède même pas d’un véritable guérisseur traditionnel. Les populations sont parfois obligées de faire appel aux guérisseurs d’autres villages.
Ndokbou est cœur de la forêt, dense qui fournit des essences à la scierie de Ndiki. Il a est considéré comme le village où l’on trouve en abondance la viande de brousse et du bon poisson. La faune de Ndoukbou est riche et variée. Il n’est pas difficile d’y rencontrer des troupeaux d’éléphants, des bandes de phacochères, sangliers, gorilles, pythons, chimpanzés et autre. C’est le réservoir de gibier de Ndikinimeki. On y trouve également d’importants cours d’eau tels qu’Inoubou et son affluent Môlô. Ces cours d’eau regorgent de nombreuses espèces de poissons de toutes tailles, et des crocodiles.

Les terres de Ndokbou sont très fertiles. Tout ce qu’on y cultive réussit à merveille. Les populations cultivent une grande variété de produits vivriers : banane, macabo, manioc, etc.
Tous ces produits sont en mesure de remporter des prix dans des comices agro-pastoraux. Elles peuvent à elles-seules approvisionner le reste de l’arrondissement en produits vivriers. On y trouve également du cacao et du café. Cependant les habitants sont confrontés a des grandes difficultés telles que le saccagent des champs par les animaux sauvages comme les éléphants. Dépourvus d’armes, ils n’ont recours qu’aux pièges qui n’ont aucun effet sur les éléphants. De plus les habitants éprouvent de nombreuses difficultés à écouler leurs produits dans le reste de l’arrondissement. Il n’y a ni marché périodique local, ni voie de communication adéquate.
Cette situation d’éloignement et d’isolement se ressent dans la vie de tous les jours. L’éclairage à la lampe à pétrole est un luxe qui n’est pas à la portée de tous, Les cases sont toutes en terre battue, recouvertes de nattes. Les jeunes émigrent vers les centres urbains.

Ndoukbou est la destination idéale pour les amoureux de la nature dans sa pureté et pour ceux qui veulent s’imprégner des fondements de la culture banen. Nostalgiques de la vie au village, je vous le conseille.

Vu 76 fois Dernière mise-à-jour : dimanche, 06 septembre 2020 02:36
bems

Je reste convaincu que pour mieux développer notre pays, nous, camerounais avons besoin non seulement de bien le connaître, mais aussi de mieux nous connaître nous même...