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Le village Ekondj

Ekondj est l’un des quatre villages qui constituent l’ensemble Alinga. Il est aussi connu sous le nom d’Enock. Enock est le père des quatre enfants Toukou, Boya, Bissoung et Kondj, Vous trouverez en ces quatre nom l’origine de quatre village bien connus du milieu Banen à savoir : Nitoukou, Neboya, Ndok Bissoung et enfin Ekondj.
Ekondj est un village d’environ 1 000 à 1 500 habitants situé dans l’arrondissement de Nitoukou. Il est limitrophe avec les villages Ndokbissoung, Nitoukou, Nitoukou III, Omeng et aussi par le village Lemandé. Ekondj est constitué à son tour de huit autres petits villages qui ont chacun leur importance dans la vie de toute la communauté villageoise. Il s’agit des villages Ndoksongden, Nébassel, Nikoung, Mafout, Bounaboukégni, Ihouk, Ikobi et enfin Nébalongmak.
L’organisation politique traditionnelle présente deux chefs de villages: un à Nebassel, et L’autre à Nébalongmak, ces deux chefs sont assistés des chefs de quartier de chacun des autres petits villages.
Du point de vue géographie physique, le village est parsemé de collines grandes et petites dans les régions de Bonaboukégni et Mafout et de Ndoksongden. Les régions plates que nous pouvons appeler ici plaines se rencontrent à Nébassel et Nébalongmak. Le village est tel que l’on ne peut pas faire deux kilomètres sans rencontrer une colline. Le village est en région forestière, et les femmes sont obligées de parcourir de grandes distances pour trouver une savane pour la culture des plantes qui ne peuvent pousser qu’en savane. Les forêts qui côtoient les maisons sont réservées aux cultures de rentes telles que cacao et le café.
Sur le plan économique, Ekondj est parmi les grands producteurs de café de l’arrondissement. La culture du cacao y est moins développée, mais on rencontre des populations qui s’y sont adonnés. L’activité majeure est relative aux travaux champêtres qui leur procurent les revenus annuels notamment la culture des produits de rentes pour les hommes et les cultures vivrières pour les femmes dont la production à savoir patates, ignames, arachides, petits pois etc. est également destinée à la consommation locale, les excédents en cas de besoin sont vendus.

Ekondj comme la plupart des villages enclavés, connaît des problèmes d’infrastructures de communication pour l’évacuation des produits agricoles. Une voie unique non bitumée dessert chacun des petits villages à partir de Nébassel. Aussi en saison des pluies, l’accès pour les automobiles est quelque peu difficile. Les villages sont toutefois reliés entre eux par des pistes.
Le problème le plus crucial est celui de l’exode rural. Un exode somme toute logique pour les jeunes élèves et étudiants appelés à poursuivre leurs études en dehors du village. On note aussi un exode de jeunes qui bien qu’ayant abandonné l’école vont chercher fortune ailleurs au grand dam de la survie des traditions et de la productivité qui est en baisse du fait du poids de l’âge et le poids du travail sur les populations restantes.
Sur le plan de la scolarisation, le village Ekondj compte à lui seul trois écoles primaires dont deux publiques à Mafout et Ndoksongden et une catholique à Nébassel. Ces trois écoles accueillent les enfants des villages voisins. C’est à travers ces écoles que les jeunes reçoivent leur formation primaire pour se déporter à Nitoukou ou dans une autre ville pour l’enseignement secondaire. L’école catholique de Nébassel qui est plus ancienne des trois

Vu 94 fois Dernière mise-à-jour : dimanche, 16 juin 2019 23:57
bems

Je reste convaincu que pour mieux développer notre pays, nous, camerounais avons besoin non seulement de bien le connaître, mais aussi de mieux nous connaître nous même...

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