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La mission catholique de Somo

A 700 m de l’axe lourd Yaoundé-Bafoussam, et à 3 km du centre ville de Ndikinimeki, se situe la Mission Catholique de Somo. Elle occupe une superficie d’environ 46ha et une population variable selon les années. C’est la deuxième mission de l’arrondissement après celle de Toundou. Elle dépend du diocèse de Bafia. La Mission Catholique de Somo a vu le jour en 1925. Elle ressemble à un petit village vu sa composition à savoir : une église, un presbytère, une communauté de sœurs ; les sœurs de l’enfant Jésus Nicolas Barré, 2 quartiers dénommés New Town (New-Bell) et Mondong. La Mission comprend aussi deux établissements scolaires à savoir : une école primaire et un Collège d’Enseignement Technique Féminin. Enfin il y a un dispensaire qui fonctionne à peine, vu ses portes qui sont fermées de temps à autre.
La Mission se situe dans le territoire du village Etoundou II. Somo est en quelque sorte la Mission-mère de Ndiki. Aucun Banen ne peut rester indifférent au nom Somo. Aussi, le nom « Somo » reste gravé dans la mémoire de tout un chacun qui y a fait ne serait-ce qu’un tour dans les années précédentes.
Somo était sur le territoire de Ndiki qui avait pour chef Somo. Ce dernier donna ce terrain à Bagnéki qui fut chef de Toundou, et le terrain Ndiki devint une propriété Toundou
Alors, une Mission vit le jour là, celle de Toundou. C’est en 1925 que Bgneki transféra la mission de Toundou à l’emplacement actuel. La Mission de Somo doit ainsi son nom au chef Ndiki qui s’appelait Somo.
Le tout premier prêtre fut Alphonse Bernard et le premier Chrétien répondaient au nom Minou Nicolas.
En ce temps, c’était dans une petite chapelle que les Chrétiens se réunissaient chaque dimanche pour prier. C’est là que fut célébré le premier mariage qui était celui de M.Bahoken et de Mme Rose Ossosso.
La construction de l’actuelle église fut commencée par le Frère Romuald qui posa la première pierre en 1938. Elle fut achevée par le père Louis LEBRIS qui arriva à Somo en Décembre 1925.C’était donc lui le deuxième prêtre après le père Alphonse Bernard. A sa prise de fonctions, la Mission prit un nouveau tournant de développement. Son action le rendit très populaire.

L’ère Louis Lebris

Pour commencer, le père LEBRIS fonda une école qui servait à la formation des jeunes femmes qui se préparaient au mariage, ou ces jeunes filles qui avaient un comportement insupportable. Cette école était appelée ‘’ les Sixa‘’. Aussi, toute jeune femme désirant épouser un homme était d’abord conduite aux ‘’ Sixa ‘’où on lui apprenait à tenir son foyer pour l’avenir. Très tôt le matin, ces femmes se mettaient en route pour aller chercher les feuilles de patate pour nourrir les lapins, cela à cinq km voire plus. Toutes étaient concernées y compris celles qui avaient des enfants. De retour du champ, elles s’occupaient des lapins.
Ces femmes ne mangeaient pas plus de deux fois par jour et passaient toute leur journée à travailler. Bref, elles avaient rejeté toute idée luxe. Une fois par semaine, elles pouvaient recevoir la visite de leur homme celle ci était limitée à 5mn tout au plus.
Ces « Sixa » ne duraient pas moins de 6 mois. A la sortie, toute bonne femme avait la tête bien pleine et bien faite.

Plus tard, les ‘’ Sixa ‘’ furent transformées en une école de filles où on avait beaucoup de maîtresses, à l’exemple de, Mme Engmok Anne devenue plus tard infirmière de l’hôpital de Ndikinimeki. A cette époque, il n’y avait pas encore de communauté religieuse.
Les œuvres du père LEBRIS ne se limitent pas seulement aux ‘’ Sixa’’, il avait également crée une très grande palmeraie qui vous accueille à partir de la grotte où se trouvent les statues de Marie et de Bernadette. En somme, toute la Mission a été saturée de palmiers qui d’ailleurs ravitaillent jusqu’à nos jours les habitants actuels de la Mission
De son temps, il y avait une grande menuiserie, un grand étang où on retrouvait plusieurs variétés de poissons ; un foyer des jeunes, une école Primaire. De nos jours, la menuiserie, l’étang et le foyer ne restent plus que des souvenirs.

De son temps, la croyance en Dieu occupait une place de choix dans la vie d’un chrétien par rapport à nos jours.

Le père Louis LEBRIS était un excellent prédicateur pour preuve les jours de dimanches et de fêtes, les fidèles quittaient Tonga, Yambassa Kom, sans compter les villageois de tout Ndiki. Bref, on y trouverait les Bamilékés, les Bassa et autre ; si bien que les retardataires ne trouvaient plus de place, malgré la grandeur de l’église au point où les jours de fêtes, les chrétiens quittaient leurs villages 2 à 3 jours avant. En ce temps là, il avait deux messes tous les dimanches. La messe de 6h30 et celle de 8h. Il n’y avait aucune différence entre le grand marché de la semaine et la messe, du point de vue population. Une ex communion servait de sanction à tout chrétien qui manquait la messe à 3 reprises. Bref, la Mission se remplissait de chrétiens tous les dimanches et jours de fêtes nonobstant la distance qui les séparait du lieu. Tout élève était contraint d’aller à la messe, non pour accomplir son devoir, mais pour suivre attentivement la parole de Dieu.
Malheur au chrétien qui rêvait de faire le désordre. Celui là était directement pointé du doigt car le père connaissait les 95% des chrétiens par leur nom comme Jésus connaissait ses apôtres.
Il se raconte qu’à plusieurs Kilomètres du quartier New-Town, se trouve une montagne appelée Endeklétang une ’’mamy waters ‘’ y avait élu domicile. La montagne, occupée par les mauvais esprits, vomissait du feu ; la « mamy » ne permettait pas aux habitants des environs de vivre en paix. Pour résoudre ce problème, le Père Louis LEBRIS, accompagné d’une foule de chrétiens, alla planter une croix au sommet de ladite montagne.’’ Ombassa w Endeklétang ‘’ (la croix de Ndeklétang). Tout s’était passé dans une atmosphère de prières. Mais alors, au retour, de nombreuses personnes tombèrent malade car secouées par le mauvais esprit. Mais ils reçurent la bénédiction du père. Et depuis ce temps là, plus de « mamy » plus de feu et plus de peur.
De nos jours on a l’impression que le père LEBRIS avec son départ a emportée avec lui la foi. Ce qui reste vrai est que la mission de Somo a perdu de sa superbe. Avec son départ , la mission a perdu un bâtisseur. Le père Paquette qui le succède, n’avait pas pu assurer la relève, il n’a pas pu suivre les pas de son prédécesseur.
La population de Somo a été constituée pour l’essentiel par les halogènes. Etant en période colonial. le chef prenait ses sujet et les donnait au prêtre. Ils étaient alors comme les ouvriers de la Mission, ils travaillaient au compte de la Mission. Le prêtre leur donna le terrain. Devenus nombreux Ils ont formés une petite nouvelle ville, celle de la Mission. D’où le nom « New Twon » qui signifie « nouvelle ville ». C’est ainsi que naquit le célèbre quartier New-Twon où nous vous invitons à faire un tour.
Du temps de Louis LEBRIS il y avait 3 Frères blancs qui tous sont déjà morts. C’était les Frères Blaise, Romuald, Joseph.
Le père LEBRIS quitta la Mission de Somo en 1970 lorsqu’il tomba malade. Il mourut 4 ans après. C’est donc en 1970 qu’arriva le père Paquette. Plusieurs prêtres lui ont succédé. Nous avons par exemple : le père Petit, le père Ferond, le père Jérôme Mballa, Le père Tisserand, l’abbé pierre Nkwalang, Etienne Bietéké, le père Jérôme Mballa, le père David, Eugène Bréthomé et enfin le père Jean Turpaud.
S’agissant des Sœurs, il y a d’abord eu les Sœurs de la congrégation des filles de Marie de Yaoundé, puis les sœurs de l’enfant Jésus, Blanches et Camerounaise qui sont là de nos jours. C’est ainsi que le C.E.T a été dirigé par les sœurs, ongmokoka Madeleine, Annie Massong, Andrée et Julienne Ndzanga.

Vu 179 fois Dernière mise-à-jour : lundi, 17 juin 2019 01:30
bems

Je reste convaincu que pour mieux développer notre pays, nous, camerounais avons besoin non seulement de bien le connaître, mais aussi de mieux nous connaître nous même...

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