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Géographie humaine de la commune de Ndikinimeki

La démographie
La commune de Ndikiniméki est peuplée essentiellement des Banen, les autres ethnies présentes étant des halogènes. Pour ce qui est du peuplement des villages, celui-ci s’est fait avec les grands flux migratoires qui ont suivi l’indépendance du Cameroun. Ainsi avec les hostilités qui naquirent des grands élans de répression des mouvements nationalistes encore appelés « Maquis » les populations, jadis situées dans la forêt, lieu d’affrontement par excellence entre l’armée gouvernementale et les nationalistes, furent obligées de migrer vers leurs sites actuels pour éviter les grands massacres qui sévissaient à ce moment. C’est alors que furent crées les villages actuels aujourd’hui situés tout le long de l’axe lourd ainsi qu’aux alentours et dans la ville de Ndikiniméki. Seules les populations des villages de Ndokbou I et II sont restées dans leur site d’origine. Quant aux autres, bien que s’étant déplacées de la forêt, ils gardent la propriété de leurs anciens sites de la forêt malgré la faible exploitation dont ceux-ci sont sujets de nos jours par leurs populations. Cette population estimée à 17 462 habitants pour 8 818 hommes et 8 644 femmes selon les informations issues du 3èmeRecensement Général de la Population et l’Habitât (RGPH) de 2005, aujourd’hui, sur la base du taux d’accroissement, elle est de 24.227 habitants

La religion
De par sa diversité culturelle, la commune constitue le lit de presque toutes les religions du Cameroun en plus des croyances animistes qui les côtoient. S’agissant des croyances monothéistes, l’on note la présence des églises protestantes, de l’église catholique romaine, de l’islam et des pentecôtistes. On note aussi ces derniers temps la prolifération des églises néo apostoliques. Autant les populations des villages riverains manifestent un certain respect vis-à-vis des croyances occidentales, autant elles éprouvent une grande dévotion envers les pratiques ancestrales qui selon elles, font partie de leurs coutumes.

L'habitat et le cadre de vie
Quatre modes d’habitats ont été recensés dans la Commune :
- Les maisons en terre battue recouverte de tôle ou de paille,
- Les huttes présentes dans les campements de chasse ;
- Les maisons en brique de terre recouverte de tôles dont certaines sont crépies au ciment ordinaire ;
- Les maisons en parpaings recouvertes de tôles, qui sont généralement construites par les élites dans leurs villages ou dans la ville de Ndikiniméki ; Il est à noter que les proportions des habitats des différentes catégories varient selon le degré d’enclavement des villages. Ainsi les maisons en terre battues avec un recouvrement en tôles ou en pailles sont beaucoup plus nombreuses dans les villages enclavés de Ndokbou I et II que dans tous les autres villages de la Commune.

L'organisation traditionnelle
Chaque village est dirigé par un chef de troisième degré, l’autorité centrale, élu à vie être connu à la fois par les populations et l’administration. Il est assisté par des notables constitués de vieux et plus jeunes, viennent ensuite les autres membres de la communauté.
- Les patriarches de chaque village constituent une minorité assez influente et sont le plus souvent consultés pour des questions d’ordre traditionnel de grande importance. Les élites intérieures et extérieures ainsi que les élus locaux, patriarches, responsables politiques, jouent également un rôle primordial dans les prises de décisions.
- L’implication de ces élites dans les affaires du village a pour avantages ; la réalisation de certains projets et infrastructures, le meilleur suivi des activités à réaliser dans les villages et la plus grande prise en compte des préoccupations locales.
- Le système de filiation quant à lui est patrilinéaire. Les us et coutumes locaux concernant le mariage obéissent au principe d’exogamie inter clanique stricte : le mariage n’est autorisé qu’en dehors du groupe de parenté.

Le système d’accès au foncier
Le système d’accès au foncier dans la commune de Ndikiniméki est régi par deux grands aspects : le traditionnel et le moderne qui est le plus rencontré dans la ville avec l’existence d’un plan de lotissement. Pour ce qui est de l’aspect traditionnel, les terroirs des différents villages sont délimités sur le terrain par des limites naturelles : essentiellement des cours d’eau. Un peu plus en profondeur, la forêt appartient à toute la communauté. Aux alentours des villages (2 à 3km) on s’approprie la terre après l’avoir mise en valeur. Ces terres ainsi acquises sont normalement transmises par voie d’héritage, d’après le système patrimonial, mais peuvent aussi être transférés par un système de prêt, de donation ou de vente à des tierces personnes par les ayants droits. Les campements, les zones de pêches et de chasses s’apparentent à des propriétés collectives. L’aspect moderne quant à lui est le plus manifeste dans le chef-lieu de l’arrondissement avec l’existence d’un plan de lotissement pour le centre urbain. Ce lotissement a fait du périmètre urbain la propriété privée de l’Etat. De ce fait, la commune n’a pas d’emprise directe sur le foncier urbain qui est géré par le sous-préfet. L’accès au terrain dans ce cas relève du sous-préfet qui les attribue. A la fin d’occupation de ce périmètre, les besoins d’extension de la ville ont tendance à amener la commune à mettre en place un nouveau lotissement.

Vu 80 fois Dernière mise-à-jour : dimanche, 16 juin 2019 23:25
bems

Je reste convaincu que pour mieux développer notre pays, nous, camerounais avons besoin non seulement de bien le connaître, mais aussi de mieux nous connaître nous même...