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Bousoura Amadou

Bousoura Amadou

lundi, 02 juin 2014 00:00

Le climat au Cameroun

Le Climat varie selon les régions. Le centre offre toutes les caractéristiques du climat équatorial typique, avec alternance de deux saisons sèches

mardi, 27 mai 2014 00:00

Le Nkuu

La danse Nkuu est encore appellée « Akoma Mba ». Elle se danse par un homme seul, habillé en pagne sans bas, coiffé d'une ou de plusieurs plumes, au son de deux tam-tams. L'un grave, plus grand, lourd et l'autre plus petit et léger. Le danseur siffle de temps à autre dans un sifflet-talisman (nlag). C'est une danse qui n'est pratiquée que par des personnes initiées, car elle allie magie et sorcellerie.

Tannerie de cuirA Maroua principalement on trouve une tannerie dans le centre ville : cuir de vache ou d'antilope pour la fabrication de porte-monnaie, de porte-feuilles, des sandales(Samara), des sacs, des coussins ou des étuis de poignard. Peaux de crocodile pour faire des chaussures, des porte-documents et des sacs on y retrouve aussi des peaux de python, le plus souvent vendues intactes pour la décoration.Cuir semi-fini

lundi, 26 mai 2014 00:00

Le secteur soudanien d'altitude

Il concerne les Monts Alantika (1885 m) et surtout les Monts Mandara (1442 m) accidentés, rocheux, et chaotiques, densément peuplés et cultivés, avec des arbres domestiques tels Acacia albida ( caski ), Celtis intergrifolia ( ganki ), Khaya senegalensis ( dalehi ou caïlcedrat ) , Parkia biglobosa aux gousses fournissant une farine jaunâtre, Tamarindus ( jabbi ou tamarinier ). Sur les plateaux pénéplainés , déserts ou pâturés, se rencontre une typique flore médio-soudanienne avec Isoberlinia doka nains.

Le secteur sahélo-soudanien présente deux aspects :

a) - Des steppes à épineux , dont l'extension récente et actuelle vers le sud semble due aux populations cultivatrices et surtout pastorales de la plaine de Maroua ; les épineux sahéliens en particulier font ici leur apparition et colonisent les sols grisâtres (hardés) : Acacia seyal ( tsilouki ), Balanites à fruit jaune comestible, combretum aculeatum ( lahon niandi ), Ziziphus abyssinica ( jabi ) ; entre les fourrés d'épineux, le tapis graminéen dispersé est constitué essentiellement de Loutetia togoensis , Schizachyrium exile ( tidingho ) , Schoenefeldia à longes inflorescences tressées, avec apparition d' Aristida , mais il est aussi fréquemment dégradé par le pâturage. Sur les sols purement sablonneux se rencontrent le palmier fourchu Hyphaene ( gellehi ou doum ) et des jachères à Guiera ( gelloki ) avec Calotropis aux fruits gonflés et spongieux.

b) - Des prairies périodiquement inondées,
Elles présentent toujours une phase de destruction apparente de la végétation par pâturage, feu ou sécheresse annuelle, ou totale pour la riziculture industrielle ( Yagoua ). Là où l'inondation n'est pas superficielle, domine un paysage boisé établi sur des argiles noires ( karals ) et formé essentiellement d' Accacia seyl ,. Le tapis herbacé en saison des pluie est très développé en hauteur avec en abondance : Hygrophila auriculata épineuse, Sorghum arundinaceum , Thalia aux larges feuilles. Ces bois sont attaqués par l'homme pour des champs de mil en casiers. Là où l'inondation est importante, existent de très vastes prairies graminéennes ( Yaérés ) brûlées en saison sèche, puis pâturées. Les chenaux et les mares de toutes ces prairies offrent asile temporaire à une flore aquatique très spéciale ( chara , Najas et Nitella , plantes flottantes aux feuilles et tiges très fines).

Le secteur sahélo-saharien:

Il est en fait inconsistant et mal individualisé, avec la seule présence caractéristique d'Acacia senegal ( kitir ou gommier) sur les rives du lac Tchad ; ce sont encore des hardés, intensément pâturés, avec mil et maïs. Certaines îles du lac sont essentiellement flottantes, avec de grandes herbes.

Elles se subdivisent en deux districts : méridional de la Katsina Ala - Donga , avec Uapaca togoensis (autre rikio ), Anogeissus ( Kodjoli ), et septentrional des hauts bassins du Faro, de la Bénoué du Mayo Rey, de la Vina et de la Mbéré avec Isoberlinia doka ( koubahi ), Monotes à fruits avec cinq ailes et Uapaca togoensis , abondant mais ne constituant que rarement des forêts sèches. S'y ajoutent ça et là le bambou Oxytenanthera et , parmi les espèces les plus sporadiques, Acacia sieberana , Bombax costatum ( johi ou kapokier), Cassia sieberana , aux grappes jaunes pendantes, Detarium microcarpum , Parinari curatellifolia parfois en petits peuplement, Pterocarpus ericaceus à fruit ailé épineux, Sterculia setigera au tronc lisse gris violacé. Le tapis graminéen est composé surtout d' andropogonées ( cymbopogon giganteus - walajo , Diheteropogon hagerupii , Elymandra androphila , Telepogon ).
Dans les savanes boisées soudano-sahéliennes , voire forêts claires sèches, la pression agricole est suffisante pour transformer souvent le paysage en savane plus ou moins arbustive dominées par l'extension des combretum et des Terminalia . Parmi les principaux constituants de ces savanes : Boswellia dalzielli ( andokehi ), comiphora africana et C. pedunculata ( badadi ) résineux, Dalbergia melanoxylon à rameau épineux, Diospyros mespiliformis ébénier de région sèche, Lannea fruticosa et L. microcarpa ; pour le tapis herbacé de cette région de Garoua, on peut signaler l'importance de divers graminées (Andropogon gayanus , Cymbopogon giganteus , Hyparrhenia rufa ( kalawal ), Loudetia .) Les vallées de la plaine de la Bénoué, avec lacs permanents, zones marécageuses ou inondées, possèdent une flore particulière et le rônier Borassus aethiopum existe partout.

dimanche, 25 mai 2014 00:00

Les lacs

Le lac Forongain, le plus grand lac du département du Noun avec ses 4600 m, d'accès pas aisé mais combien intéressant sur le plan touristique avec sa diversité faunique ; variétés de poissons, crocodiles et hippopotames ; de plus une avifaune riche et diversifiée tout autour.

Le lac Nyos normalement appelé lac Lwi, s'étend sur 275 ha et atteint 220 m de profondeur bien qu'en moyenne l'épaisseur de la nappe d'eau soit estimée à 91 m et son volume 251,4 x 106 m3. Ses eaux se gorgent petit à petit du gaz carbonique relâchées par leurs chambres magmatiques et à la longue, un dégazage massif peut se produire asphyxiant toute vie animale et humaine à son passage. Le dernier qui a eu lieu en 1986 entraîna la mort de 1700 éleveurs et agriculteurs qui vivaient sur les flancs fertiles du volcan. Depuis lors le gouvernement camerounais a mis en place des mesures pour effectuer le dégazage permanent du lac.

Le lac Tison à proximité de Ngaoundéré, ce petit lac offre un lieu agréable de la détente. (Présence de Bilharzies dans l'eau). C'est un lac de cratère classique de 300 m de diamètre environ, aux rives boisées. Selon la légende, les eaux de ce lac changeraient de couleur. Un ancien campement y est construit pour le repos des visiteurs.

Les Lacs Ossa, ce sont sept lacs situés à 8 m d'altitude du dessus au niveau de la mer, dans le bassin inférieur de la Sanaga à Dizangué. La végétation autour du lac est caractérisée par une forêt dense de basse altitude.

Le lac Manoun s'étend au creux de basses terres marécageuses à environ 1080 m d'altitude et à 3 km à l'est du fleuve noun. Le niveau de l'eau reste relativement constant quelle que soit la saison. Profondeur : 96 m. Le 16 août 1984 est la date de son dernier dégazage ayant asphyxié 37 personnes sur sa rive orientale.

Le lac Gouendana encore appelé lac Petponou est situé à Bankouop à environ 30 km de Foumbot. Il est constitué d'un lac femelle et d'un lac mâle séparés entre eux par une bande de terre de 300 mètres. Le lac mâle est le plus important (d'une centaine d'hectares) et le plus beau, où ski nautique et pêche sportive sont pratiqués.

Le lac Awing localisé dans la dorsale volcanique camerounaise, précisément dans le Nord-Ouest, ce lac est une accumulation d'eau dans le cratère d'un volcan éteint. Etendue d'eau partiellement stable qui abrite une faune aquatique variée pouvant attirer et satisfaire la curiosité des visiteurs. Tout autour s'est développé une belle végétation : habitat préférentiel de diverses espèces d'oiseaux ; c'est un espace favorable aux ballades.

Le lac de la Méfou est l'une des plus grandes étendues d'eau de création humaine située sur la Méfou à la lisière de Yaoundé. Les rives de ce lac sont constituées pour l'essentiel d'une végétation herbacée et arbustive très impressionnante.

Lac Maga est situé à Maga dans la province de l'Extrême-nord. cette étendu d'eau de 6.000 m² , très poissonneuse a occasionné la création autour des villages de campement de pêcheurs. Les rives sablonneuses constituent de belles plages où sont exposés et vendus des poissons frais. La végétation est rare autour du lac Maga, conséquence du climat sahélien.

Le lac Barombi est un lac de cratère qui se trouve dans la province du Sud-Ouest à moins de 5 km de la ville de Koumba. C'est une vaste pièce d'eau suspendue entre ciel et terre, entourée par une végétation toujours verte. Ce lac est presque immobile et est parcouru régulièrement par les pêcheurs en pirogue qui peuvent vous emmener, si vous le souhaitez sur la rive opposée dans leur petit village.

Lac Mbalang est un joli lac de cratère agrémenté en son centre par un îlot boisé. Il est situé à 22 km de Mbalang Djalingo à l'ouest de Ngaoundéré.

Le Lac Oku situé à 8 km à l'ouest du Mont Oku. Ce lac de 2,3 km de diamètre et 50 m de profondeur se blottit au creux d'un ancien appareil explosif composé de deux cratères principaux sécants, à 2227 m d'altitude avec un exutoire localisé au sud du lac. Pour y arriver, il est conseillé de prendre les pentes du côté ouest du lac.

Lac Baleng ( 1500 m d'altitude) est situé au nord de Bafoussam. Il occupe en fait un cratère de 800 m de large dans un cône à pentes faibles (30°) haut de 60 m, et large de 1,2 km .

Lac municipal de Dschang est traversé par un pont aménagé connu sous le nom de '' pont de plaisir'' à partir duquel il est possible d'observer dans l'eau : poissons (silures, tilapia et autres), canard qui plongent régulièrement et remontent à la surface, etc. Par temps chaud, un vent frais souffle du lac vers le pont et les visiteurs s'y reposent sur les bancs publics construits à cet effet. Tout autour, une végétation très impressionnante constituée de bananiers, d'avocatiers, de manguiers, etc. est une particularité.

Lacs Jumeaux : d'origine volcanique, ces impressionnants lacs sont situés aux pieds du mont Manengouba. En amont, le lac mâle est très agressif ; il est interdit de s'y baigner et même de s'en approcher pour des personnes sensibles, et plus bas, le lac femelle est plutôt bien calme et accessible à tous. La végétation herbacée sur paysage environnant est superbe.

dimanche, 25 mai 2014 00:00

Les bassins

Le territoire camerounais est drainé à partir de l'Adamaoua et du dorsal Nyong-Sanaga selon quatre bassins versants principaux : bassin Atlantique, bassin du Congo, bassin du Niger et bassin du Tchad.

Le bassin Atlantique

A ce bassin appartiennent la Sanaga, et les fleuves côtiers (Nyong, Ntem , Moungo , Wouri ). Avec 920 km de longueur et un bassin de 140 000 km² , la Sanaga est le principal fleuve du Cameroun. Elle collecte les eaux de l'Adamaoua méridional et du plateau central par le Djerem , le Meng, la Vina et le Lom grossi du Pangar. De l 'ouest lui viennent le Mbam et ses affluents, le Noun et le Kim. Elle franchit les escarpements délimitant les différentes unités de relief par de multiples chutes et rapides dont les derniers à Edéa. Son débit moyen atteint alors 2072 m3/s avec un étiage moyen de 473 m3/s en mars (minimum absolu 171 m3) et des hautes eaux d'août à novembre (5700 m3/s). En crue on peut mesurer 7550 m3/s. Son utilisation rationnelle par l'usine d'Edéa à nécessité l'édification de retenues pour la régulariser : Mbakaou sur le Djérem , Bamendjing sur le Noun et Song Loulou, en aval des rapides de Kikot . Les fleuves côtiers de l'ouest ( Ndian , Mungo, Wouri ) convergent vers les régions basses du Calabar-Rio del Rey et vers le vaste estuaire du Cameroun qui rassemble les eaux du Wouri di Mungo et la Dibamba . Le Manyu ou Cross River, draine la cuvette de Manfé et s'écoule vers le Nigeria.
Mis à part le Nyong et le Ntem au cours supérieur indécis et sinuant dans des marécages, on ne rencontre que de très petits fleuves au profil très mal régularisé : la Lokoundjé , la Kienké , la Lobé.

Le bassin du Congo

Il est représenté au sud-est par la Kadéï et la Ngoko. La première grossie de la Doumé et de la Boumbé, rejoint la Mambéré pour former la Sangha en territoire centrafricain; alors que la Ngoko constitué de la Boumba , conflue avec la même Sangha en territoire congolais près de Ouesso.

Le bassin du Niger

A ce bassin appartiennent la Bénoué et ses affluents, dont le principal est le Faro, qui collectent les eaux de l'Adamaoua septentrional, des Mandara et des Alantika. Le Mayo Kébi qu'elle reçoit sur la rive droite, est un ancien émissaire du lac Tchad qu'empruntent encore les eaux de déversement du Logone lors de fortes crues.

Le bassin du lac Tchad

Il est le moins important. Le Logone en constitue l'élément essentiel. Né dans le nord-est de L'Adamaoua,de la Mbéré et la Vina du nord, il coule sur ses levées en aval de Yagoua . Il peut alors se déverser au seuil de Bongor, vers les lacs de Fianga et Léré. Une partie de ses eaux rejoint ainsi la Bénoué, l'autre submerge les Yaéré dont la vidange est assurée par l'El Beid et le Serbewel. Les Mayo de la région de Maroua sont des cours d'eau saisonniers descendus des Mandara qui, en saison sèche, s'épuisent sur les alluvions sableuses de leur lit.

Tous ces cours d'eau présentent un caractère commun : leur profil en long est coupé de rapides et de chutes (Nachtigal sur la Sanaga, Ekom sur le Nkam ), certains même en bordure de mer comme pour la Lobé. Ils sont souvent peu profonds et encombrés de bancs de sables. Leur utilisation pour la navigation n'est guère possible, par contre ils représentent un potentiel énergétique très important. Leurs régimes hydrologiques se répartissent entre deux extrêmes : régime équatorial à deux pointes de crues correspondant aux deux saisons de pluie (Lobé, Lokoundjé ) et régime sahélien à une seule pointe avec quelques fois comme incidence l'interruption saisonnière de l'écoulement (Mayo Tsanaga ). Entre ces deux extrêmes existent toutes sortes de transitions, du régime soudanien de la Bénoué aux régimes complexes ou mixtes des fleuves à grand bassin-versant étalés sur plusieurs régions climatiques (Nyong, Sanaga, Logone).

samedi, 24 mai 2014 00:00

Des nuances régionales

Du fait de sa situation dans la zone intertropicale, le Cameroun est un pays où le climat est généralement chaud. Les températures annuelles varient de 20 à 28 degrés. Le pays est partagé en deux grands domaines climatiques : le domaine équatorial et le domaine tropical.

Le domaine équatorial s'étend jusqu'au 6e parallèle. Il est caractérisé par des températures élevées et des pluies abondantes. Il se partage entre deux types de climat :

 Type " guinéen"

Il règne sur le plateau sud- camerounais, limité à l'ouest par la mer et la basse Sanaga, au nord par la Mékié et le Lom. La température moyenne est de 25° C et le total des pluies oscille entre 1500 et 2000 mm . Il pleut toute l'année avec deux maxima, l'un en septembre (grande saison des pluies) et l'autre en mars- avril (petite saison des pluies) ; les minima se situent en décembre- janvier (grande saison sèche) et en juillet - août (petite saison sèche).

Type "camerounien"

Très humide et chaud, variante du climat équatorial, qui intéresse le sud-ouest littoral jusqu'à Manfé et l'embouchure de la Sanaga. Les pluies sont abondantes, de 2m à 11m (sur le flanc S.O du mont Cameroun) et continues. Ce régime particulier (pseudo-tropical, ou de mousson équatoriale) est caractérisé par une courbe pluviométrique à un seul maximum. Les hautes terres de l'ouest et du nord-ouest présentent des nuances dues à l'altitude. Une saison sèche plus marquée, une baisse des températures et une augmentation de l'insolation sont les principales variantes de ce type.

Le domaine tropical règne du 6e au 13e degré de latitude Nord (de l'Adamaoua au lac Tchad). Il y a ici une humidité variable, avec un temps sec d’octobre à avril et des précipitations moyennes d’environ 700 mm dans l’année. Les faibles précipitations s'y étendent de juillet à septembre. Avec la rareté de la pluie, la sécheresse y gagne du terrain. Ce domaine a deux nuances :

Type "sahélien"

s'étend au nord sur les plaines de Mayo-Danay et du Diamaré et les monts Mandara. Il se distingue du type "soudanien" par une diminution sensible des précipitations (Maroua, 815mm) et un allongement de la saison sèche qui dure au moins sept moins. Enfin, au nord du 11° de latitude nord, on atteint la plaine du Tchad, plus sèche encore. La saison des pluies se réduit à trois mois avec des précipitations comprises entre 700 et 400mm (Kousseri, 630mm) variant beaucoup d'une année à une autre. L'évaporation est intense.

Type "soudanien"

s'étend du 7° à un peu plus du 10° de latitude nord.On y trouve la nuance soudano- guinéenne d'altitude de l'Adamaoua, où les pluies, plus abondantes (Ngaoundéré : 1500mm par an),durent de mars en novembre, avec des orages au début et un maximum en août (270mm). Cinq mois sont secs. Les températures restent assez fraîches, 22°C en moyenne, mais les écarts entre minima et maxima sont sensibles. La moyenne des maxima en mars est de 34,6°C, celle des minima de janvier est 9,9°C.
Dans la cuvette de la Bénoué règne un climat soudanien classique aux températures élevées ( 28°C en moyenne à Garoua), avec des maxima atteignant 40 à 45°C en avril, à la fin de la saison sèche. Les pluies sont inférieures à un mètre. La saison sèche dure six mois. On peut observer de grandes irrégularités des années à l'autre et même d'un mois à l'autre. Au début et à la fin de la saison humide, les pluies tombent surtout en tornades courtes, violentes et localisées.

Même dans son climat le Cameroun représente l'Afrique en miniature.

 

samedi, 24 mai 2014 00:00

La prairie afro-subalpine

Située au dessus de 2800 - 3000 m, elle ne concerne que le Mont Cameroun (4095 m), affecté par le volcanisme cependant, et le Mont Oku (3008 m) ruiné par le pâturage. Parmi les espèces de haute altitude connues ici, on peut citer : Alchemilla fischeri camerunensis , Bartsia petitiana , Senecio clarenceanus , Veronica mannii , . avec des graminées gazonnantes ou stolonifères : Agrostis mannii , Deschampsia mildbraedii , Festuca abyssinica , pentaschistis , Poa annua; accompagnés de quelques lichens et mousses.

samedi, 24 mai 2014 00:00

Le plateau Sud camerounais

Situé à l'est de la plaine côtière sédimentaire, il couvre tout le sud et le sud-est du Cameroun. Il s'étend au pied des hautes terres de l'ouest et du plateau de l'Adamaoua et s'étale jusqu'aux frontières du pays. Vers le nord-est, dans le secteur de Badzéré et de Meiganga, le plateau s'élève progressivement et constitue une transition vers l'Adamaoua. Vers le nord-ouest, entre Yoko et Linté, il est interrompu par un important escarpement. Sur ce plateau, les altitudes varient de 250" 800 m mais, en moyenne, la plupart des collines se situent à 650 m.
Le relief du plateau sud-camerounais est monotone, essentiellement constitué de collines légèrement ondulées aux versants convexes. Ces collines en forme de dôme généralement connues sous le nom de demi-orange, se remarquent bien dans les Régions de Batouri et de Bélabo. Par endroits, on rencontre des dômes rocheux parfois complètement dénudés. Aux environs de Yaoundé, ces dômes atteignent 1 200 m d'altitude. Lorsqu'ils sont isolés sur le plateau, ces massifs prennent le nom d'inselberg ou de pain de sucre.
Trois secteurs différents peuvent apparaître sur ce plateau.

a) la partie occidentale au relief accidenté est essentiellement composée de gneiss. Les vallées y sont profondes. La plupart des collines ont des pentes raides. Les exemples typiques en sont le Mbam-Minkom (1 295 m) et le Ngovayang. Le contact entre ce secteur du plateau sud-camerounais et la plaine côtière se fait par une pente abrupte nettement visible dans la région de Kribi ou les cours d'eau sont entrecoupés de chutes et de rapides.

b) le secteur oriental au contraire est une pénéplaine. Le relief en demi-orange ici, est plus calme que dans le secteur occidental. Les parties les plus déprimées de ce secteur oriental longent la vallée de la Sangha.

c) le secteur septentrional alterne dépressions et massifs granitiques qui constituent les premiers contreforts du plateau de l'Adamaoua. C'est en effet une zone de transition entre le plateau sud-camerounais et le haut plateau de l'Adamaoua avec des altitudes qui varient de 800" 900 m.