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Le peulement

Le peulement (21)

Le peuplement

Le peuplement du territoire camerounais date d'un passé relativement récent. Le mouvement des populations venant des quatre points cardinaux, commencé il y a quelques centaines d'années, s'est poursuivi au dix-neuvième siècle avant de se stabiliser et de donner lieu à la répartition actuelle.

Cela ne signifie pourtant pas que le territoire n'était pas peuplé jusqu'à cette période. Nous savons en effet que les Pygmées sont les premiers habitants du Cameroun et que la civilisation des Sao, autour du Lac Tchad, date du cinquième siècle. Celle-ci aurait atteint son apogée au 15è siècle. En dehors de ces deux groupes, il n'existe presque pas de preuve d'un quelconque peuplement ou de mouvements de populations à grande échelle dans la région au cours de la période historique. Des mouvements s'opèrent en ce moment, mais il s'agit essentiellement d'ajustements dans la mesure où les habitants quittent les régions surpeuplées et relativement pauvres pour celles qui sont Sous-peuplées et plus prospères.

Au cours des premières migrations qui ont eu lieu dans le désordre, la plupart des groupes ont connu diverses mutations sociales qui les ont subdivisés en de nombreux petits groupes habitant différentes parties du territoire.

En raison de luttes continues, de conditions de vie précaires et du manque de contacts avec d'autres peuples plus développés, les groupes ethniques ayant des ancêtres communs et habitant isolément ont fini par avoir des habitudes linguistiques, sociales et économiques différentes les unes des autres.

Cependant, le développement social et économique de ces dernières années a permis aux populations d'entrer en contact avec des étrangers et de mettre fin à leur isolement. C'est ainsi qu'il y a aujourd'hui brassage entre les différentes populations du Cameroun. Mais il est toujours possible d'identifier certains groupes ethniques et tribus avec leur région d'origine, ou ils se trouvent concentrés. Il serait cependant erroné de penser que dans une région donnée, les autochtones dépassent nécessairement en nombre les immigrants venus des autres parties du pays.

mercredi, 26 février 2014 10:21

Type de peuplement et habitat des semi-bantou

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Les semi-Bantou vivent dispersés. En effet, leurs habitations familiales ou concessions, pour la plupart entourées de champs, sont dispersées dans toute la région. Dans la région qu'occupent les Bamiléké, on trouve un paysage particulier, le paysage de bocage, ou les plantations ou terres familiales sont entourées de palissades ou de haies qui servent de limite entre des terres appartenant à différentes personnes.

Vers la région des hautes terres de Bamenda, ce type de paysage est remplacé par un paysage dégagé ou les terres ne sont pas entourées de haies.

L'habitat traditionnel des semi-Bantou, notamment chez les Bamiléké, est considéré comme un véritable chef d'œuvre artistique, produit du travail communautaire fait essentiellement de matériaux locaux. Il existe un type plus ancien de constructions traditionnelles, avec des murs faits de bambous solidement liés ensemble sur lesquels on applique de la boue. La charpente des toits est faite de bambous qu'on recouvre de paille. Ce type de constructions tend aujourd'hui à disparaitre et ne se limite plus qu'aux granges et aux cases de sociétés secrètes. Le genre d'habitations le plus récent et le plus répandu a des murs faits de briques séchées au soleil.

mercredi, 26 février 2014 10:18

Organisation socio-politique chez les Bamiléké

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La région qu'occupent les Bamiléké est constituée de nombreux villages. Chaque village a une structure socio-politique rigide qui a longtemps résisté aux forces du changement. A la tête de chaque village, il y a un chef traditionnel, le "fon", assisté de plusieurs conseillers.

L'organe consultatif suprême est le Conseil des Notables. Le chef est le principal gardien des terres du village et a essentiellement pour rôle d'administrer la justice et de présider les réunions.

Le « fon » est une personne respectée et vénérée. On lui prête des pouvoirs surnaturels, et il est l'autorité suprême du village. Les pouvoirs du « fon » ne peuvent être transmis que par héritage, à une personne de la famille. Le "fan" désigne lui-même son successeur, et son choix n'est rendu public qu'après sa mort.

Le village est à son tour subdivisé en quartiers ayant à leur tête des chefs qui sont responsables devant le « fon» et veillent au niveau de leurs circonscriptions respectives à l'exécution de ses instructions.

mercredi, 26 février 2014 10:17

Histoire des Elog Mpoo

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Les Elog Mpoo sont un ensemble de peuples et de clans qui sont dispersés dans la forêt du sud Cameroun et appartiennent au grand groupe des populations bantous. Partis, comme tous les bantous de l'Egypte ancienne ils échouent de migrations en migrations sur les bords de la Sanaga avec à leur tête le chef Tu. Celui-ci a deux fils qui se séparent, Tong décide d'aller vers le soleil couchant et Nnanga décide de continuer à longer la Sanaga. Ce dernier poursuivi par les foulbés en pleine expansion trouve refuge dans l'entrée d'une grotte obstruée par une toile d'araignée. Dès lors ce rocher sera baptisé Ngog Litua et l'araignée deviendra le totem des Elog Mpoo.

Le berceau des Elog Mpoo est donc situé à Ngog Litua. Nnanga Tu engendre ensuite deux fils (Nnanga et Njee) qui se séparèrent de la famille. Njee engendre un fils Mban qui veut dire caché et secret. Celui-ci donne naissance à plusieurs fils dont l'un d'eux Nnanga à la mort de son père prit ses jeunes épouses comme le veut la tradition et en eut plusieurs enfants. Il prit aussi sous sa protection ses jeunes frères Njob, Nso'o et Peke. A partir de là, la famille s'élargit et se disperse sur des terres en mesure de les contenir. Dans la querelle de succession après la mort de Mban, la mère de Njob retourne dans sa famille avec son fils et ses coépouses (ses « minkomba » parce que ayant été mise en cuisine par son mari). Celles-ci étaient les mères des Ndogbessol, Badjob et des yabii. C'est pourquoi ces clans parlent le Bassa et non le Bakoko. Les Elog Mpoo durent livrer d'autres batailles avec les Babimbi pour s'approprier du sel, denrée très prisé à l'époque. A cause de toutes ces migrations, les Elog Mpoo sont aujourd'hui éparpillés dans les provinces du littoral, du centre, et du sud. Ils constituent aussi un ensemble de 13 clans. La langue originelle des Elog Mpoo est le Bakoko, tout au moins une forme assez vieille de celle-ci. La forme parlée aujourd'hui par les Elog Mpoo s'est enrichie d'expressions collectées au fil des migrations, mais conserve néanmoins la souche première. Ceci est toutefois inexact pour les Badjob, NdogBessol et Yabii qui parlent le Bassa, langue qu'ils ont empruntée à leur environnement éco-culturel.

 

mercredi, 26 février 2014 10:16

Us et Coutumes Elog Mpoo

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S'agissant des usages patronymiques, ils résultent d'une coutume qui jadis avait pour but de préserver la dignité et le respect dus aux hommes. En effet, il était scandaleux, et même outrageant d'appeler un homme par son patronyme réel, son nom de naissance. On préférait à celui-ci un pseudonyme qu'il s'était donné, ou que la société lui avait donné. La violation de cette pratique conduisait à des sanctions sévères pouvant aller jusqu'à la mort. L'exemple le plus frappant est celui du peuple Mpoo qui s'appelle Elog Mpoo alors que le patronyme réel de leur ancêtre était Nnanga Mban (ils devaient donc être les Elog Nnanga). Il en est de même des Yasuk et des Yakalak dont les ancêtres s'appelaient respectivement Ngangohè et Mpam, mais que l'histoire a enregistré sous les appellations de Lisukè et Kalakè. Le conférencier termine cette partie de son exposé en précisant que chaque patronyme avait une signification précise.

Les Elog Mpoo sont un peuple qui se veut libre et autonome, attitude qui les a souvent fait passer pour un peuple d'orgueilleux et de suffisants. En réalité, l'esprit de liberté et d'autonomie des Elog Mpoo se reflète beaucoup plus sur la structure sociopolitique de leur société, et dans son fonctionnement.

Les femmes enceintes ne devaient ni voir un mort, ni assister à un enterrement. Elle était choyée, avait droit aux mets les recherchés. Personne ne doit la bousculer ni la réprimander, y compris son mari. Avant l'arrivée du christianisme, la mère et l'enfant ne pouvaient sortir de la maison avant neuf jours. La première sortie débutait par un rite de purification publique après lequel tout le monde venait voir l'enfant. Si un nouveau-né mourait avant cette sortie, on considérait qu'il n'avait jamais existé. Il existe plusieurs façons d'attribuer un nom à un enfant

mercredi, 26 février 2014 10:15

Organisation de la société Elog Mpoo

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C'est une société à structure horizontale, donc à tendance acéphale. Ici le chef, autorité politique toute puissante, est quasiment inexistant. La société fonctionne sur la base d'une égalité tacite (mêmes droits, mêmes devoirs).

Ceci n'exclut pour autant pas le fait que certains individus soient responsabilisés, et donc habilités à agir en tant que chef.

Les Elog Mpoo sont à la fois un peuple de pêcheurs, notamment les Yasuk et les Yakalag, clans vivant à proximité de l'eau ; un peuple de chasseurs et d'agriculteurs, tous les autres clans qui ont conservé le contact avec la forêt, et pour certains, le voisinage avec les BAKO (pygmées).

Les Elog Mpoo sont, comme la plupart des peuples bantous, essentiellement animistes. Parler de religion chez eux c'est parler du culte des ancêtres à travers la société du Njéé. Celle-ci est l'affaire exclusive des hommes. Les conditions d'admission y étaient draconiennes et les sanctions en cas de faute très sévères (la mort dans la plupart des cas). Les initiés de haut rang remplissaient les fonctions de gardiens du temple, de la tradition, de juges, etc. Bref, l'autorité religieuse jouissait d'un pouvoir considérable. La société du Njéé était rigoureusement organisée et le secret était de règle.

A côté de l'organisation religieuse de la société, il y avait une organisation classique faite de strates. Celles-ci donnaient la primauté à la noblesse de sang et à la primogéniture. Il y avait d'abord le kundè, pur enfant du pays, c'est-à-dire issu d'un lignage pur (mère et père Elog Mpoo de souche) ; on disait de celui-là qu'il ne pouvait habiter ou rester " derrière la case ".

Les personnes nées de mères issues d'autres souches étaient moins considérées. Il y avait le ntobé (immigré), issu d'une autre souche (non Elog Mpoo) qui était souvent là pour des raisons de survie. Il y avait aussi le nyon (esclave). On l'appelait aussi nkep'a mut (l'homme acheté). Il n'avait rien à dire devant les kundè. Il faut cependant dire pour atténuer cette stratification trop rigide que, en raison de leur caractère pacifique, les Elog Mpoo cohabitaient avec toutes ces catégories sociales sans grands heurts.

mercredi, 26 février 2014 10:13

La famille chez les Elog Mpoo

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La première observation que l'on fait dans cette société est le rôle central du père. Il est la référence centrale. On désigne une famille par le nom du père, le village d'origine de la famille est celui du père.

Le fils naît, grandit, s'épanouit et se marie dans la cour de son père. Bref la suprématie de l'homme est consacrée de façon absolue. Cependant, si tous les privilèges semblent aller à l'homme, le rôle de la femme est très discret mais pourtant essentiel. Elle est la soeur, l'épouse et la mère, la gardienne du patrimoine culturel et de l'éducation des enfants.

La femme ne subit pas nécessairement l'initiation comme l'homme, bien qu'il existe des sociétés initiatiques et secrètes strictement féminines. La femme est aussi le lien avec les autres familles et avec les autres clans. Dans le cadre du mariage, elle permet la constitution des alliances. C'est pourquoi sa famille est très attentive à la vie des enfants. Ceux-ci sont plus considérés dans leur lignage maternel que dans le leur propre ( " Mon a nga wele be a bangoo " = le décès d'un enfant ne peut pas provenir de sa famille maternelle). Car l'enfant est la garantie de la survie de leur fille dans ce mariage.

Une autre organisation sociale prévalait chez les Elog Mpoo : les classes d'âge. Celles-ci regroupaient les personnes d'une même génération, nées, mais surtout allaitées à la même époque. Cette organisation avait pour but essentiel la socialisation et l'intégration des individus dans le communauté. L'appartenance à une classe d'âge durait toute la vie.

mercredi, 26 février 2014 10:11

Les grands traits de la culture Elog Mpoo

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La corde: tressée avec un nœud tourné vers le haut, symbolise l'union et la fraternité indissolubles.

Le palmier : il est le symbole de l'activité agricole et surtout de la fécondité, de la richesse et de la prospérité.

La pirogues et les pêcheurs : symbolise l'origine aquatique des Mpoo, la maîtrise de l'eau et l'aptitude aux activités marines.

La pagaie : constitue un élément moteur dans les différents déplacements, permet de diriger et de stabiliser la pirogue, même entre les vagues. Les vagues chez les Mpoo symbolisent la perversité.

Le chasse-mouche : est le symbole de la paix et de l'autorité d'une part, et d'autre part de la dignité et de la liberté. Dans une course de pirogues par exemple, le chasse-mouche matérialise le pouvoir de neutraliser les forces maléfiques des autres concurrents.

Dans la culture on pourra parler des danses initiatiques qui sont pratiquées chez les elog mpoo et de leur esprit poétique.

Les Danses
On distingue surtout le Mbayè, le sèkèlè, l'esèwè, l'asiko, le bolbo et bien d'autres... qui sont des chants rythmés dansés en toutes occasions. Ces danses sont d'ailleurs les plus répandues aujourd'hui.

Les Danses initiatiques :

Fon et kolochiba :
C'est une danse (ou mieux un rite) pratiquée par les Mpoo de la forêt. Les danseurs sont habillés d'une ceinture de paille qui leur tombe aux genoux. La société du Fon utilisait ce rite pour guérir (en communiquant avec les esprits). Elle était réservée aux hommes dûment initiés. Un fon entre en transe à l'écoute du son du tamtam l'appelant, et n'est libéré qu'une fois arrivé au lieu de la cérémonie.

Bisima :
Ce rite était pratiqué par les peuples de la côte, pour invoquer les esprits de l'eau. C'est une organisation masculine. Les consacrés jouent le rôle d'intermédiaire entre les humains et les hommes de l'eau. On y entre de père en fils dès le jeune âge. Les bisima entrent en transes en communication avec leurs maîtres et parlent un langage incompréhensible aux non initiés. Ces danses rituelles accompagnent des traitements. Certains bisimas ont pu rester jusqu'a douze ans dans l'eau.

Bilemba :
C'est une organisation strictement réservée aux femmes qui ont suivi une longue initiation depuis l'âge de cinq ou six ans, et qui réunissent toutes les qualités de maîtresse femme, en particulier celle de fidélité à leur mari. Particulièrement craintes, les femmes elemba tenaient en respect les hommes contre les abus desquels elles luttaient avec efficacité.

mercredi, 26 février 2014 10:10

La légende du peuple bamoun

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En l'an 1394, un jeune prince tikar, en compagnie de deux de ses oncles, Morunta et Nguonso, quitta sa contré à Rifum dans la vallée du Mbam. Les trois princes partirent de Mbankim à la recherche d'un royaume qui leur appartiendrait.

Lorsqu'ils atteignirent la rive du fleuve Mapé, chacun décida d'emprunter sa propre voie. Morunta et Nguonso allèrent fonder les royaumes de Nditam et de Banso respectivement.

Attiré par les riches terres des hauts plateaux qui aujourd'hui sont connus sous le nom de département du Noun, Nchare traversa le fleuve avec 7 compagnons, à savoir : Nji Monshare, Nji Kumnjuo, son demi-frère, Njianga, un guerrier et en même temps beau frère de Nchare, un autre guerrier dénomme également Njianga, Njimanka et Nji Monanka, amis de Nchare et Njiamfa, son neveu. Ils se dirigèrent vers le village de Njimom où Nchare, fils de la princesse Yen renversa astucieusement le chef de ce village et s'y installa comme chef.

mercredi, 26 février 2014 10:09

Origine des bamoun

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L'actuel territoire des Bamouns a été occupé par les immigrés Tikar en plusieurs étapes. 200 à 300 personnes auraient franchi le fleuve à la suite du prince Nchare qui soumit sept principautés avant de s'établir dans un premier temps à Djimom.

L'État Bamoun y est proclamé et Djimom devient la première capitale du royaume. Le pacte fondamental stipule que : « L´État Bamoun est né et Nchare en est le roi. Il désignera librement son héritier parmi ses fils.»

Les sept compagnons Kom, cosignataires, sont les conseillers intronisateurs du roi, chargés de garder la loi fondamentale en l'état et de veiller à son application. Leur fonction est héréditaire et ils sont autonomes.

De Djimom, Nchare conquiert une dizaine d'autres ethnies et établie sa nouvelle capitale à Foumban après y avoir vaincu les Pa Mben qu'il réinstalle dans un quartier de la ville.

Le royaume a alors une dimension presque circulaire dont le diamètre est de 30 Km environ entre Djimom et Kundùm. La population se situe autour de 25 000 âmes.

Quand Mboumbouo Mandù devint le onzième monarque vers la fin du XVIIIe siècle, il entreprend de grandes conquêtes aux frontières naturelles du Mbam, de la Mapè et du Noun. Le territoire est multiplié par quatre.

mercredi, 26 février 2014 10:06

La Dynastie bamoun

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Depuis le règne de Nchare Yen, dix-huit rois se sont succédés sur le trône, perpétuant ainsi la dynastie bamoun. Ce sont:

1. Nchare Yen (1394-1418) 2. Ngouopou (1418-1461) 3. Monjou (1461-1498)

4. Mengap (1498-1519)

5. Ngouh 1 (1519-1544)

6. Fifen (1544-1568)

7. Ngouh II (1568-1590)

8. Ngapna (1590-1629)

9. Ngouloure (1629-1672)

10. Kouotou (1672-1757)

11. Mbwembwe (1757-1814)

12. Gbetnkom (1814-1817)

13. Mbeikouo (1817-1818)

14. Ngoohouo (1818-1865)

15. Ngoungoure (30 minutes)

16. Nsangou (1865-1889)

17. Njoya Ibrahim (1889-1933)

18. El-Haji Seidou, Njimolu Njoya (1933)

18- NJIMOLUH NJOYA 1933 – 1992

19- MBOMBO NJOYA 1992