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mardi, 21 janvier 2014 13:21

Les pygmées Baka du Grand Djoum

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Les Pygmées Baka du Grand Djoum au Sud du Cameroun se retrouvent dans les arrondissements de Djoum, Mintom et Oveng. Ils sont estimés à environ 4 000 âmes. Lancés dans un processus de sédentarisation, ils sont amenés aujourd'hui à s'ouvrir au monde extérieur.

Ce contact les contraint à une évolution qui nécessite une véritable mutation, car il faut se situer, s'adapter à un environnement qui leur est encore hostile. Les Pygmées Baka du Grand Djoum se caractérisent par :

  • La forêt au cœur de leur existence ;
  • La forêt, leur mère-nourricière et pharmaceutique ;
  • un système de pensée liée à La forêt ;
  • La forêt Lieu de leur vie culturelle ;
  • La forêt fondement de leur pensée socio économique et de la datation des événements ;
  • leur incapacité à s'adapter à L'économie de marché ;
  • la sédentarisation qui les expose à une extrême exploitation par les voisins Bantous (duperie dans les relations commerciales, contrat peu profitable dans les relations de travail, marginalisation) ;
  • la sédentarisation qui a une forte influence sur l'équilibre nutritionnel et sur l'hygiène et la santé ;
  • les conflits incessants avec les voisins Bantous quant à la propriété foncière ;
  • une économie de non accumulation ;
  • la tendance à la satisfaction des besoins viscéraux ;
  • l'insuffisance des ressources financières ;
  • la gestion irrationnelle des quelques moyens financiers qu'ils disposent.

Population Baka

Depuis un peu plus d'une décennie, les Baka sont au centre d'actions et de projets visant à les intégrer dans les communautés villageoises et nationales. Mais les résultats obtenus jusque là amènent à s'interroger sur la rentabilité même du processus d'intégration. Les pratiques de dénégation de toute valeur intrinsèque aux Baka continuent à être perpétrées. L'enjeu et le défi demeurent la sauvegarde de leur identité culturelle d'une part, et la nécessaire intégration dans le processus de développement avec toutes les difficultés que connaissent les populations d'autre part. Ce qui les place dans une situation de doute permanent quant à leur insertion future.

Vu 379 fois Dernière mise-à-jour : samedi, 21 février 2015 12:30
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bems

Je reste convaincu que pour mieux développer notre pays, nous, camerounais avons besoin non seulement de bien le connaître, mais aussi de mieux nous connaître nous même...

Site internet : monayah3.org/communaute/profile/72-bembone-eugene
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