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Les ethnies du Cameroun

Volontiers présenté comme un pays bilingue, le Cameroun inclut officiellement une partie francophone et une partie anglophone, 2 Régions sur 10 avec environ de la population, mais cette dualité officielle recouvre la bigarrure de multiples ethnies . Celles-ci se différencient assez peu par leurs caractères physiques, sauf peut-être les Peuls (les Bororos surtout), et plus sûrement les Kotokos de l'extrême nord ou les Pygmées de l'extrême sud, ces fils du Cameroun étant sans doute (respectivement) les hommes les plus grands et les plus petits du monde...

En réalité, chaque peuple se définit lui-même par son terroir d'origine (on dit ici son village ), et jusqu'en ville par sa langue (déterminant essentiel), ses coutumes, son mode d'agir et de penser (qui fait l'objet de bien des clichés).Une telle situation, certes, est commune à nombre d'États, mais en ce domaine comme en d'autres, c'est dans sa position charnière que réside d'abord la singularité de ce pays.
Au point de vue numérique, les principaux groupes ethniques sont les Fangs (19,6 %), les Bamilékés et les Bamouns (18,5 %), les Doualas, les Loumdous et les Bassas (14,7 %), les Peuls (9,6 %), les Tikars (7,4 %), les Mandaras (5,7 %), les Makas (4,9 %), les Chambas (2,4 %), les Mbums (1,3 %) et les Haoussas (1,2 %). 
Le nord du Cameroun (du lac Tchad à la province de l'Adamaoua, comprenant les provinces Extrême-Nord, Nord et Adamoua) est dominé par les Peuls musulmans, appelés Foulbé, dont les chefferies détiennent dans le pays une position politique dominante; ils se sont faits depuis plusieurs siècles les principaux propagateurs de l'islam; des populations animistes dites kirdi («païennes») ont généralement échappé à l'islamisation. On trouve également dans ce «Grand Nord» les Arabes Choas, les Kotokos, les Kapsikis, les Massas, les Mousgoums, les Toupouris, les Mafas, les Guizigas, les Komas, les Mboums, les Falis, les Saras, les Haoussas, les Bayas, etc.

Le Sud est le pays des ethnies bantoues (les Doualas, les Bétis, les Etons, les Bassas, les Bafias, les Boulous, etc.), mais les régions forestières du Sud-Est n'abritent guère que quelques communautés de pygmées. À la différence du Nord et de ses puissantes chefferies, le Sud n'a pas connu de grandes organisations politiques, mais une fragmentation de l'autorité à l'échelon des familles, des lignages et des clans. Dans les régions côtières, les populations, notamment les Doualas, sont entrées tôt en contact avec les Européens et ont été scolarisés par les missions chrétiennes; par la suite, ils ont constitué une part importante des élites camerounaises qui ont pris la relève du pouvoir colonial. Paradoxalement, le premier président de la République, Ahmadou Ahidjo, était nordiste, foulbé et musulman. 
Dans l'Ouest, on trouve surtout les Bamouns et les Bamilékés, un peuple qui doit sa notoriété à son dynamisme économique et à son expansion spatiale. Les Bamilékés ont fait du port de Douala la capitale économique du Cameroun. Ces peuples sont majoritairement convertis aux religions chrétiennes, mais les Bamoums sont en partie islamisés. La région de l'Ouest se caractérise aussi par un héritage colonial qui en a fait une région partiellement anglophone (les provinces du Nord-Ouest et du Sud-Ouest) au sein d'un État majoritairement francophone.

 
La diversité ethnique

La population du Cameroun est répartie en plus de 100 ethnies. La classification courante, à base essentiellement linguistique, permet de reconnaître du nord au sud :

Les Arabes Choas
musulmans venus de l'est s'établir comme pasteurs dans le delta marécageux du Logone-Chari, entre les villes kotoko ;

Les peuples de langues tchadiques
(proches des langues sémitiques), les uns réfugiés dans les monts Mandara (paléo-négritique ou paléo-soudanais : mandara, mafa, mofou, kapsiki, guiziga, guidar, etc.), les autres arrivés plus récemment le long du fleuve (néo-soudanais : massa, mousgoum, kotoko, etc.. Ils sont restés largement animistes( et donc dénommé kirdi c'est à dire païens), à l'exception des mandara et des kotoko, islamisés ;

Les descendants d'envahisseurs musulmans venus de l'Ouest
Commerçants haoussa, artisans kanouritrès rarement concentrés, et surtout, pasteur peul ; ces derniers conquirent tout le nord au XIXe siècle et continuent comme éleveurs, à progresser vers le sud et à parcourir l'ouest parmi les Bantous sédentaires ;

Les autochtones de l'Adamaoua
Divisés en petites ethnies dont la faible vitalité résiste peu au processus général de foulanisation (dourou, mboum, etc.), sauf, au nord de la Bénoué (fali, moundang, toupouri, etc.), et leurs cousins de l'oubangui, les Baya ou Gbaya, qui au Xxe se sont infiltrés dans tout le sud-est de l'Adamaoua ;

Les Bantous
Avec quelques ethnies apparentées (de parler bantoïde non-bantou ou Bénoué-congo non-bantoïde) peuplent tout le sud et sont les plus nombreux. Dans les hauteurs de l'Ouest et du Nord-Ouest vivent les Bantous des Grass Field. Ceux de la partie anglophone sont couramment dénommés tikar (au sens large, distinct du nom de l'ethnie située plus à l'est. Ceux de la partie francophone sont les Bamoun, seule ethnie islamisée du sud et organisée en un royaume centralisé, et les Bamiléké, pratiquant une agriculture intensive et poussée par leur essor démographique à coloniser le département du Moungo comme à migrer vers toutes les villes du sud où ils sont d'actifs commerçants, artisans et cadres divers. les autres ethnies du sud sont essentiellement forestières ; certains groupes sont à cheval sur la frontière nigériane. : Bantou de Mamfé et Calabarais (de parler éfik ). Enfin viennent les huit groupes aux parlers reconnus depuis longtemps comme bantou : lundu-mbo, côtier (avec les Douala), bassa, bafia, sanaga, beti-boulou-fang (avec aussi les ewondo de Yaoundé, les Eton, etc.), maka-njem, kaka.

Les Pygmées
Divisés en deux groupes aux parlers très différents : bajele (maka-njem) dans le centre et le sud, et baka (oubanguien occidental) dans le Sud-Est.

Vu 554 fois Dernière mise-à-jour : mardi, 12 mai 2015 12:38
yna

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