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Le peuple Hina

le peuple Hina en pleine projection le peuple Hina en pleine projection www.rewbe-woila.info

Le groupe hina est établi sur quelques 400 km² de la partie méridionale de l'arrondissement de Mokolo et ne comprend que 17 000 personnes environ (45 hbs. au km², chef-lieu : Hina Marbak).

Ses principaux voisins sont les Foulbé riverains du Mayo Louti au Nord et à l'Est, les Kapsiki et les Bana à l'ouest, et surtout les Daba au Sud et également à l'Est (pays kola).

Les rares auteurs ayant décrit ces régions assimilent généralement les Hina et les Daba. Bien que des traits de ressemblance puissent apparaître entre ces deux ethnies, il y a toutefois lieu de les distinguer ne serait-ce que pour les raisons élémentaires suivantes : 1° les Hina ne comprennent pas la langue daba, 2° sur 422 femmes mariées de notre échantillon 16 seulement se déclarent daba (pour les hina comme pour les autres groupes l'endogamie est presque absolue), 3° enfin si les Hina se disent parfois « Hina-Daba » en parlant de leur groupe, les Daba ne le disent jamais et se nomment simplement Daba. Si des Hina se nomment parfois globalement « Hina-Daba », ceci paraît être dû au fait suivant : le chef du canton de Mousgoy (pays daba), d'il y a plusieurs décades, expulsa de son territoire un groupe de Daba, qui partirent se réfugier en pays hina pour y former par la suite le clan des « Hina Nguéri ».

Mais tous les autres clans se disent Hina de race pure :
- le clan des Hina Dastou issu de Daz Tibaï est lui-même scindé en trois sous-groupes issus de fils différents (les Datsou Hollong, les Datsou Ndinbaï, et les Datsou Tibaï) ces derniers occupent la chefferie).
- le clan des Hina Wizina, donné comme fondateur de la race,
- le clan des Hina Moungoud (issu du village de Hina Vindé),
- le clan des Hina Gouzi (qui ont la réputation d'être des personnes savantes « auxquelles les panthères obéissent »).
- le clan des Hina Wanta qui sont réputés pour avoir inventé la préparation de l'huile de caïlcédrat,
- le clan des Hina Marboung (venus de Marpaï) et qui sont forgerons depuis toujours.
- enfin les clans Hina Nigui, Hina Zarak et Hina Modogou.

Enfin du point de vue politique, alors que chez les Daba, qui vivent de façon extrêmement indépendante, la chefferie principale paraît se situer à l'échelon du village (à l'exception de la forte puissance coutumière du canton de Mousgoy), les Hina « reconnaissent la parole » du chef coutumier de Hina et lui versent tous, pour l'honorer, 20 tasses de mil annuelles.

La faible densité de population (pour ces régions) influe sur le régime foncier : le « païen » qui débrousse et cultive, qu'il soit du canton ou étranger au canton, n'est tenu de remettre aucune partie de sa récolte à l'un des chefs de la « pyramide » (de quartier, de village ou de canton) et garde pour lui seul le bénéfice de ses efforts ; à son décès le champ revient de droit à son héritier.

Pour conclure les Hina célèbrent durant l'année, différentes fêtes coutumières qui se distinguent des fêtes Daba :
- Gogoi, vers le début avril
- Diskoutif avant de commencer à semer le nouveau mil (vers mai selon les pluies) : c'est le chef de canton qui fait préparer la « bière de mil » pour tous.
- Mbiguin, en Juillet, après les semailles, est la fête célébrant les ancêtres décédés au cours de laquelle sont effectués les sacrifices de la montagne ;
- Leye-Koutchouk pour la récolte du mil de saison des pluies (début novembre),
- enfin Mlbeldir pour la récolte du mil blanc de saison sèche.

Vu 298 fois Dernière mise-à-jour : jeudi, 19 février 2015 10:41
yna

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