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Langues Bamiléké

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Les Bamiléké parlaient une langue unique : le Bamiléké, jusqu'à leur démembrement au miLieu du XIVe siècle, à la mort de leur souverain. Du Bamiléké naîtront le Bamiléké-Bafoussam et le Bamoun. Le Bamoun se ramifiera en une vingtaine de sous-variantes dialectales avant de se voir unifié par le Sultan Njoya au début du XXe siècle. Pour sa part, le Bamiléké-Bafoussam continuera à se ramifier pour donner naissance, au fil des siècles, à de dizaines de variantes dialectales, elles-mêmes possédant de sous-variantes plus ou moins négligeables. Le Bamiléké-Bafoussam est donc la langue-mère des autres dialectes Bamiléké, hormis le Bamoun.

Il existe cinq sous-groupes dialectaux Bamiléké: le gham'a-lah (grande Mifi); le medumba (département du Ndé); le fè-fèè (Haut-Nkam); le yemba (Menoua) et le ngombaa (Bamboutos). Les conclusions des travaux d'Ethnologue et de SIL semblent dépassées en la matière

Aujourd'hui, il n'existe plus une langue Bamiléké, mais des langues ou dialectes Bamiléké. Historiquement, le Bamiléké, langue unique du peuple du même nom, disparaît peu à peu au profit de ce que Dieudonné Toukam appelle le "Bamiléké-Bafoussam" et le Bamoun, au lendemain de la mort du dernier souverain Bamiléké, du nom de Ndéh, qui meurt dans la région tikar (Mbankim) vers 1350-1360 (XIVe siècle de notre ère).

Du Bamiléké-Bafoussam naitront plusieurs dialectes et sous-dialectes Bamiléké, qui constituent les groupes dialectaux connus aujourd'hui (gham'a-lah, ngomba, medumba, fè-fèè, yembaa). Le Bamiléké-Bafoussam reste aujourd'hui la langue principale de la grande division Mifi, Ouest Cameroun, alors que le medumba, par exemple, melting pot dialectal des variantes Bamiléké du département du Ndé, fait l'unanimité en matière d'unicité linguistique pour le département en question.

Les Bamiléké, selon des estimations récentes, seraient plus de 7 millions (y compris les Bamoun): plus d'un million originaire du Nord-Ouest et du Sud-Ouest camerounais (régions anglophones); plus d'un million également en diaspora et près de 3 millions hors des régions originellement Bamiléké du Cameroun.

 

Sources: Dieudonné Toukam, "Parlons Bamiléké" (Paris, l'Harmattan,déc. 2008) Signé: un linguiste camerouno-suisse, à Genève

Vu 911 fois Dernière mise-à-jour : samedi, 21 février 2015 12:22
bems

Je reste convaincu que pour mieux développer notre pays, nous, camerounais avons besoin non seulement de bien le connaître, mais aussi de mieux nous connaître nous même...