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Le Cameroun sous mandat (1922-1946)

Après l'expulsion des Allemands, le Cameroun fut divisé entre la France et la Grande Bretagne le 4 mars 1916. Cette division fut confirmée plus tard en 1919 par les quatre puissances alliées - Grande Bretagne, France, Italie et États-Unis - à travers le traité de Versailles.

Le 20 juillet 1922,  le Cameroun devient un territoire sous mandat de la Société Des Nations (SDN), mandat que la SDN (ancêtre de l’ONU) confia conjointement à la France et la Grande Bretagne, conformément à l’article 119 du Traité de Versailles qui stipulait clairement que « l’Allemagne renonce en faveur des principales puissances alliées et associées, à tous ses droits et titres sur ses possessions d’outre-mer ».
C’est donc officiellement le début des Mandats britannique et Français sur le Cameroun. Ces deux pays faisant partie des puissances alliées ayant vaincu l’Allemagne au Cameroun pendant la première guerre mondiale, c’est la raison pour laquelle l’administration de cet ancien protectorat allemand (qu’était le Kamerun jusque là) leur soit confiée.
Ainsi, « la SDN avait divisé le Cameroun en deux zones dans un but bien précis : il revenait à ces deux puissances occidentales de préparer les Camerounais à l’autonomie
Le Cameroun accédait ainsi au statut de « mandat de classe B ». Ceci supposait donc que la France et la Grande Bretagne avait pour responsabilité entre autres, d’assurer : « l’administration du territoire à des conditions qui, avec la prohibition d’abus, tels que la traite des esclaves, le trafic des armes et celui de l’alcool garantiront la liberté de conscience et de religion, sans autres limitations que celles que peut imposer le maintien de l’ordre public et des bonnes moeurs, et l’interdiction d’établir des fortifications ou des bases militaires ou navales et de donner aux indigènes une instruction militaire, si ce n’est pour la police ou la défense du territoire et qui assureront également aux autres Membres de la Société des conditions d’égalité pour les échanges et le commerce ».
C’est donc selon l’historien camerounais Enoh Meyomesse, le début du deuxième statut officiel que connaitra le Cameroun (après celui de Protectorat allemand que lui avait conféré le Traité Germano-Douala signé 38 ans plus tôt).
Un statut qui prendra fin avec la dissolution de la SDN en 1946

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bems

Je reste convaincu que pour mieux développer notre pays, nous, camerounais avons besoin non seulement de bien le connaître, mais aussi de mieux nous connaître nous même...