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L'oeuvre des Anglais et des français au Cameroun

Dans la Cameroun britannique, les grandes plantations fournissaient la majeur partie des ressources du territoire. En 1938, elles employaient 25113 travailleurs. Les ports de Tiko et victoria ( Limbé ) qui servaient à l'exportation des
produits agricoles furent agrandis. L'administration française reprit la production de l'huile de palme, du cacao, du café, de La banane, du caoutchouc et du tabac dans les grandes plantations abandonnées par les allemands. La création des plantations individuelles fut encouragée. La culture du cacaoyer était pratiquée dans la région côtière et au centre, celle du café à l'ouest et au sud-est, celle de La banane sur la côte et celle du palmier à huile dans toute la région forestière. Des huileries furent créées à Edéa et à Dibombari et une savonnerie à Otélé .

L'exploitation des forêts se développa. Les bois précieux étaient exportés ou transformés dans les scieries d' Eséka et de Mukonje .
Le service des mines découvrit et commença d'exploiter le rutile, le titane, le mica, le granite et l'or.
Le port de Douala fut agrandi. La longueur des quais passa de 110 m en 1914 à 564 m en 1931. Les magasins couvraient une surface de 3.500 m².
La construction du chemin de fer du centre fut reprise en 1922. La ligne Eséka - Yaoundé avec un embranchement Otélé-Mbalmayo fut ouverte en 1927.

Le réseau routier se développa considérablement. Il passa de 600 km en 1914 à 6.300 km en 1939 de routes carrossables. On pouvait aller de Douala à l'extrême nord en voiture.
Les transports aériens furent organisés. Une station météorologique principale fonctionnait à Douala et deux stations secondaires à Batouri et Garoua. En 1939, les gros avions long courriers atterrissaient à Douala, Yaoundé et Garoua. Des aérodromes secondaires existaient à Tibati , Ngaoundéré , Guider, Maroua .

L'oeuvre scolaire et médicale de la France et de l'Angleterre

Dans le Cameroun britannique, l'éducation réalisa le plus de progrès dans la province du Sud. Des écoles furent ouvertes à Victaria ( Limbé ), Kumba , Manfé et Bamenda.
Dans le Cameroun sous mandat français, des centaines d'écoles primaires régionales et rurales furent crées. En 1939 on comptait 127.000 élèves. Des écoles de formation professionnelle furent ouvertes : les plus connues sont l'école primaire supérieure de Yaoundé et l'école des aides de santé d' Ayos

L'ouvre sanitaire fut marqué par la création d'un service d'hygiène à Douala, des hôpitaux dans chaque région et des dispensaires dans les villages importants. Des équipes sanitaires parcouraient tout le pays pour vacciner, dépister et soigner Le Paludisme, la variole, les maladies vénériennes et La maladie du sommeil. Le Docteur Jamot s'illustra dans la lutte contre La maladie du sommeil. A son arrivée, au Cameroun, en 1922, 22% de La population était atteinte de La maladie du sommeil dans les zones contaminées. A son départ en 1926, 1,8% de personnes seulement étaient contaminées.

Le Cameroun sous tutelle (1945-1960)
Après la deuxième guerre mondiale, l'organisation des Nations Unies succéda à la défunte Société des Nations.(S.D.N) . Le Cameroun devint un pays sous tutelle de l'ONU. La nouvelle organisation internationale confia l'administration du Cameroun à la France et à la grande Bretagne qui devaient conduire le pays à l'indépendance.

Le développement économique
La production agricole augmenta considérablement. Les grandes plantations ont continuer à se développer. Les plantations des fermiers allemands, à nouveau expropriés pendant la deuxième guerre mondiale, ont été regroupées et ont formé la Cameroon Development Corporation. (CDC) dans toutes Les Régions on trouvait des plantations individuelles.
L'introduction des cultures d'exportation à monétarisé L'économie. Elle a sorti progressivement le pays de l'autosubsistance au profit d'une économie fondée sur la division du travail et les échanges.
L'essor de la production agricole après la guerre était très remarquable. L'évacuation des produits agricoles posa de nombreux problèmes. L'administration dota le pays de nombreux équipement modernes. La longueur des routes dans les deux provinces passa de 6.300 km en 1939 à 13.650 Km en 1960 dont 1.600 Km de routes goudronnées reliant Douala- Edéa, Douala - Bafoussam, Mbalmayo - Sangmelima , Yaoundé - Obala . Un pon de 2 Km fut construit sur le Wouri . Il reliait la ligne de chemin de fer du centre et celle du nord. Des aérodromes furent aménagés à Douala, Yaoundé, Garoua, Ngaoundéré , Maroua , Tiko et Bamenda.

Les revenues tirés de L'agriculture et la présence d'un salariat assez important à Yaoundé et à Douala offrait désormais des débouchés à de petites usines de transformation. De nombreuses usines de transformation furent créées.

Un barrage hydroélectrique fut construit à Edéa pour approvisionner en énergie ces petites unités industrielles et la ville de Douala. Une importante fonderie d'aluminium fut créée à Edéa près de la centrale hydroélectrique.
Le cacao était transformé à Douala, le latex à Dizangué , les noix de palme et l'arachide à Douala-Bassa , Bonaberie et Pitoa , le tabac à Yaoundé, Le bois dans les scieries de Douala et d' ' Eséka . Les brasseries du Cameroun étaient implantés à Douala. Des usines d'égrainage du coton furent créées respectivement dans les zones de production à Pitoa , Yagoua . Des usines de constructions mécaniques furent ouvertes à Douala.

L'évolution politique et sociale
Les grands débats politiques qui ont abouti à la libération du pays ont eu Lieu à l' ARCAM devenu plus tard l' ALCAM.
Au lendemain de 2 e guerre mondiale, le Cameroun sous tutelLe française fut inclus dans l'union française créées par La Constitution de 1946. l'union française qui succède à l'empire français est formée d'une part de la République française comprenant la France Métropolitaine, les départements et territoires d'Outre - Mer et d'autre part des territoires et Etats associés.

L'Assemblée Représentative du Cameroun (ARCAM) fut créée le 25 octobre 1946. Cette assemblée n' a qu'un pouvoir consultatif. Néanmoins Les élections à l' ARCAM et ses débats vont donner un grand essor à la vie politique. De nombreux syndicats et de parties politiques se créent. : Section camerounaise de la Section Française de l'Internationale Ouvrière. (SFIO) ; l'Union des Syndicat Confédérés du Cameroun, Jeunesse Camerounaise Française (JEUCAFRA), l'Union des Population du Cameroun (UPC), le Bloc Démocratique Camerounais (BDC), le Front Populaire de l'Unité et de la Paix, le Groupe Progressiste du Cameroun, l'Union Camerounaise (UC).

En 1956, le Cameroun prend un tournant décisif dans son évolution politique avec la loi - cadre proposée par Gaston Defferre, Ministre de la France d'Outre-mer, et votée par la parlement français. Cette loi autorise Le Gouvernement français à prendre une série de réformes destinées à associer les populations des territoires et des colonies à la gestion de leurs propres affaires. C'est ainsi que furent créés les Assemblées territoriales et les conseils de gouvernement. L' ARCAM devint l'Assemblée Territoriale du Cameroun après Les élections de 1956. Une année plus tard, elle devint l'Assemblée Législative du Cameroun (ALCAM).

Le 15 mai 1957, André-Marie Mbida , investi Premier Ministre, fut chargé de constituer le premier gouvernement camerounais. A la suite d'une crise ministérielle, André-Marie Mbida démissionna. Ahmadou Ahidjo lui succéda. Il conduisit le pays à l'indépendance.

Au Cameroun sous tutelle britannique, les représentant du Sud- Cameroun siégèrent à l'assemblée du Nigeria de l'Est, de la fin de la guerre jusqu'en1954. A la conférence constitutionnelle sur le Nigeria en 1954, les représentants du Sud- Cameroun demandèrent l'autonomie de leur région.
La Constitution issue de cette conférence créait une province autonome du Su- Cameroun avec une assemblée représentative et un conseil exécutif.

En 1958, la nouvelle constitution du Nigeria donnait au Sud- Cameroun une autonomie complète. Le Sud- Cameroun constitua son premier gouvernement ministériel en mai 1958 avec le Docteur Endeley pour Premier Ministre. A la suite des élection de 1959, John Ngu Foncha lui succéda.

Le Nord- Cameroun était administré comme partie intégrante du Nigeria du Nord. Gouverné par le système de l'indirect rule , il était dominé par les chefs traditionnels du Nigeria du Nord.

L'Enseignement primaire se répandit dans les campagnes grâce à la multiplication des écoles rurales. Les lycées, les collèges, et les écoles de formation professionnelle ouverts donnait la possibilité aux élèves sortis de l'école primaire de poursuivre leurs études. Les meilleurs élèves des lycées obtenaient des bourses pour aller poursuivre leurs études en France et en Grande Bretagne.

Le lycée Leclerc, l'un des tout premier établissement d'Enseignement secondaire, à formé de nombreux cadres que l'on trouve à présent dans tous les secteurs de L'économie et de l'administration.

L'équipement des services sanitaire se poursuivit. De nouveaux hôpitaux et dispensaires furent construits. Le personnel sanitaire formé augmenta en nombre.

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bems

Je reste convaincu que pour mieux développer notre pays, nous, camerounais avons besoin non seulement de bien le connaître, mais aussi de mieux nous connaître nous même...

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