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Les bassins

Le territoire camerounais est drainé à partir de l'Adamaoua et du dorsal Nyong-Sanaga selon quatre bassins versants principaux : bassin Atlantique, bassin du Congo, bassin du Niger et bassin du Tchad.

Le bassin Atlantique

A ce bassin appartiennent la Sanaga, et les fleuves côtiers (Nyong, Ntem , Moungo , Wouri ). Avec 920 km de longueur et un bassin de 140 000 km² , la Sanaga est le principal fleuve du Cameroun. Elle collecte les eaux de l'Adamaoua méridional et du plateau central par le Djerem , le Meng, la Vina et le Lom grossi du Pangar. De l 'ouest lui viennent le Mbam et ses affluents, le Noun et le Kim. Elle franchit les escarpements délimitant les différentes unités de relief par de multiples chutes et rapides dont les derniers à Edéa. Son débit moyen atteint alors 2072 m3/s avec un étiage moyen de 473 m3/s en mars (minimum absolu 171 m3) et des hautes eaux d'août à novembre (5700 m3/s). En crue on peut mesurer 7550 m3/s. Son utilisation rationnelle par l'usine d'Edéa à nécessité l'édification de retenues pour la régulariser : Mbakaou sur le Djérem , Bamendjing sur le Noun et Song Loulou, en aval des rapides de Kikot . Les fleuves côtiers de l'ouest ( Ndian , Mungo, Wouri ) convergent vers les régions basses du Calabar-Rio del Rey et vers le vaste estuaire du Cameroun qui rassemble les eaux du Wouri di Mungo et la Dibamba . Le Manyu ou Cross River, draine la cuvette de Manfé et s'écoule vers le Nigeria.
Mis à part le Nyong et le Ntem au cours supérieur indécis et sinuant dans des marécages, on ne rencontre que de très petits fleuves au profil très mal régularisé : la Lokoundjé , la Kienké , la Lobé.

Le bassin du Congo

Il est représenté au sud-est par la Kadéï et la Ngoko. La première grossie de la Doumé et de la Boumbé, rejoint la Mambéré pour former la Sangha en territoire centrafricain; alors que la Ngoko constitué de la Boumba , conflue avec la même Sangha en territoire congolais près de Ouesso.

Le bassin du Niger

A ce bassin appartiennent la Bénoué et ses affluents, dont le principal est le Faro, qui collectent les eaux de l'Adamaoua septentrional, des Mandara et des Alantika. Le Mayo Kébi qu'elle reçoit sur la rive droite, est un ancien émissaire du lac Tchad qu'empruntent encore les eaux de déversement du Logone lors de fortes crues.

Le bassin du lac Tchad

Il est le moins important. Le Logone en constitue l'élément essentiel. Né dans le nord-est de L'Adamaoua,de la Mbéré et la Vina du nord, il coule sur ses levées en aval de Yagoua . Il peut alors se déverser au seuil de Bongor, vers les lacs de Fianga et Léré. Une partie de ses eaux rejoint ainsi la Bénoué, l'autre submerge les Yaéré dont la vidange est assurée par l'El Beid et le Serbewel. Les Mayo de la région de Maroua sont des cours d'eau saisonniers descendus des Mandara qui, en saison sèche, s'épuisent sur les alluvions sableuses de leur lit.

Tous ces cours d'eau présentent un caractère commun : leur profil en long est coupé de rapides et de chutes (Nachtigal sur la Sanaga, Ekom sur le Nkam ), certains même en bordure de mer comme pour la Lobé. Ils sont souvent peu profonds et encombrés de bancs de sables. Leur utilisation pour la navigation n'est guère possible, par contre ils représentent un potentiel énergétique très important. Leurs régimes hydrologiques se répartissent entre deux extrêmes : régime équatorial à deux pointes de crues correspondant aux deux saisons de pluie (Lobé, Lokoundjé ) et régime sahélien à une seule pointe avec quelques fois comme incidence l'interruption saisonnière de l'écoulement (Mayo Tsanaga ). Entre ces deux extrêmes existent toutes sortes de transitions, du régime soudanien de la Bénoué aux régimes complexes ou mixtes des fleuves à grand bassin-versant étalés sur plusieurs régions climatiques (Nyong, Sanaga, Logone).

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yna

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