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Bembone Eugène

Bembone Eugène

Je reste convaincu que pour mieux développer notre pays, nous, camerounais avons besoin non seulement de bien le connaître, mais aussi de mieux nous connaître nous même...

« Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays ».

Ces dispositions de l’article 22 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme consacrent le droit à la sécurité sociale comme un droit universel de l’Homme dont il incombe à chaque état d’en assurer la protection. Ceci est par ailleurs renforcé par l’article 9 du Pacte international relatif aux droits économiques et sociaux de 1966 selon lequel : « Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit de toute personne à la sécurité sociale, y compris les assurances sociales ».

On entend par Sécurité sociale la garantie donnée à chacun qu'en toutes circonstances, il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes. . Il s’agit en réalité d’un ensemble de mesures qu’un Etat adopte pour assurer le bien être des populations et de leurs familles, en garantissant la sécurité des revenus et en protégeant des couches de population contre certaines éventualités ou risques sociaux visées par la convention 102 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) de 1952 (norme minimum), que sont : les soins médicaux, la maladie (perte du revenu), la vieillesse , les accidents du travail et les maladies professionnelles, les charges de familles, la maternité, l’invalidité, le décès et le chômage.
La sécurité sociale trouve sa justification dans un souci élémentaire de justice sociale. Elle est généralement gérée sous la forme des régimes.
Un régime de sécurité sociale est l’ensemble des dispositions relatives à la protection d’une catégorie de personnes contre une ou plusieurs des éventualités ci-dessus citées. Ces dispositions se traduisent par un ensemble de droits et obligations réciproques des personnes assujetties (travailleurs et employeurs) et d'une caisse de sécurité sociale.
Au Cameroun, la sécurité sociale voit le jour avant l’indépendance avec la promulgation le 15 décembre 1952 du Code de Travail des Territoires Français d’outre Mer. Ce code assurait aux français travaillant au Cameroun un embryon de sécurité sociale consistant en l’octroi de prestations familiales. Cet embryon de protection sociale sera ensuite étendu aux travailleurs salariés camerounais.
En 1956, la Caisse de Compensation des Prestations Familiales est créée. Le 11 avril 1959, le premier code de prestations familiales est promulgué. Il sera suivi de la promulgation de l’ordonnance n° 59/100 du 31 décembre 1959 portant réparation et prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles qui confie la gestion des risques professionnels aux compagnies privées d’assurance. Avec l’indépendance et la réunification, le Cameroun, membre de l’Organisation Internationale du Travail depuis 1960, est amené à adapter sa législation aux normes internationales. Cet ajustement du cadre juridique de la protection sociale se fera travers :
- la loi n° 67-LF du 12 juin 1967 instituant un code de prestations familiales ;
- la loi n° 67/LF/18 du 12 juin 1967 qui crée la CNPS en tant qu’organisme autonome en charge de la gestion du régime des prestations familiales ;
- la loi n° 69-LF/18 du 10 novembre 1969 instituant un régime d’assurance pensions de vieillesse, d’invalidité et de décès modifiée;
- l’ordonnance 73/17 du 22 mai 1973 portant organisation de la prévoyance sociale ;
- la loi n° 77/11 du 13 juillet 1977 portant réparation et prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles qui confie à la CNPS la couverture et la gestion des risques professionnels.
L’appréciation du régime de sécurité sociale du Cameroun peut se faire sur le double plan institutionnel et fonctionnel.
Sur le plan institutionnel, le régime de sécurité sociale du Cameroun est géré par la Caisse nationale de Prévoyance sociale qui est un établissement public doté de l’autonomie financière et qui est chargé d’assurer, dans le cadre de la politique générale du Gouvernement, le service des diverses prestations prévues par la législation de protection sociale et familiale (cf. article 1er de l’ordonnance 73/17 du 22 mai 1973 portant organisation de la prévoyance sociale).
Les organes de direction de la CNPS sont le conseil d’administration et la direction générale. L’organisme est structuré en services centraux et extérieurs.
Les services centraux s’occupent pour l’essentiel des activités d’orientation et de coordination tandis que les services extérieurs s’occupent des activités opérationnelles relatives à la mission principale ci-dessus évoquée.
L’aspect institutionnel du régime devant être analysé en temps opportun, nous allons nous appesantir sur son aspect fonctionnel en insistant particulièrement sur le champ d’application personnel, d’une part, et sur le champ d’application matériel, d’autre part.
I- Le champ d’application personnel du régime
Les personnes couvertes par le régime de sécurité sociale au Cameroun sont :
- les travailleurs salariés visés à l’article 1er du Code du Travail ;
- les personnes assimilées ;
- les assurés volontaires ;
- les membres de la famille de l’assuré ;
- les fonctionnaires en détachement.

I. 1)Le travailleur salarié
Les textes qui régissent les différentes branches de prestations gérées par la CNPS font tous référence à la notion de travailleur salarié relevant de l’article 1er du Code du Travail. Il s’agit selon la définition qu’en donne ce texte, de toute personne physique qui, exerce une activité professionnelle sous la direction et l’autorité d’une ou de plusieurs autres personnes physiques ou morales, publiques ou privées appelées employeurs, moyennant une rémunération versée en contrepartie du travail fourni.
Il importe de préciser ici que le statut juridique de l’employeur, la nature du contrat (écrit ou verbal), le caractère saisonnier ou temporaire de l’activité, la nationalité ou l’appartenance religieuse du travailleur, sont sans influence sur la qualification de travailleur salarié.
Le travailleur salarié doit être distingué du travailleur indépendant qui exerce son activité pour son propre compte. En effet, ce dernier est maître de l’organisation et de l’exécution de son travail, et à ce titre, il n’entre pas dans le champ d’application personnel du régime géré par la CNPS.
Il en est de même des personnes suivantes qui sont exclues dudit régime parce qu’elles ne sont pas régies par le Code du Travail :
- les fonctionnaires ;
- les militaires ;
- les membres des forces de la sûreté nationale ;
- les personnels des missions de représentation ayant un statut diplomatique.
Par contre, les agents de l’Etat (agents contractuels, agents décisionnaires) bien que régis par le Code du Travail, sont exclus du régime géré par la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale parce que la loi n° 90/063 du 19 décembre 1990 a consacré le transfert à l’Etat de la couverture et de la gestion des prestations de son personnel qui relève du Code du Travail.
L’on ne peut parler d’un travailleur salarié sans faire référence à la notion d’employeur auquel le travailleur est rattaché. C’est dire que la notion d’employeur revêt une importance capitale. On considère généralement comme étant un employeur toute personne physique ou morale qui emploie sous sa direction et son autorité, à titre temporaire ou permanent, occasionnel ou saisonnier, une ou plusieurs personnes moyennant le versement d’une rémunération.
Dans la pratique, une distinction est généralement faite entre deux catégories d’employeurs, à savoir, les employeurs de main d’œuvre domestique d’une part, et les employeurs de main d’œuvre professionnelle, d’autre part. La qualité d’employeur s’acquiert dès l’embauche du premier salarié.
I. 2)Les personnes assimilées aux travailleurs salariés
Certaines personnes physiques, bien que ne répondant pas à la définition de travailleur salarié, sont couvertes par le régime de sécurité sociale géré par la CNPS, notamment dans la branche des risques professionnels, parce qu’elles sont assimilées à des travailleurs salariés. Il s’agit :
- des apprentis ;
- des élèves des établissements d’enseignement technique et des personnes placées dans les Centres de formation, de rééducation fonctionnelle et de réadaptation professionnelle pour les accidents survenus par le fait ou à l’occasion de cet enseignement ou de cette formation ;
- des personnes assujetties au Service Civique de Participation au Développement ;
- des gérants des sociétés à responsabilité limitée à condition de ne pas avoir la majorité des parts sociales;
- des marins qui relèvent de l’ordonnance portant code de la marine marchande.

I. 3)L’assuré volontaire
Si le travailleur salarié régi par le Code du Travail est obligatoirement assujetti à la législation de sécurité sociale tant qu’il exerce une activité, la loi lui donne la possibilité lorsqu’il a cessé son activité salariée, de s’assurer volontairement à la CNPS pour continuer à bénéficier d’une couverture au titre de la branche d’assurance vieillesse. On parle alors d’une assurance volontaire, parce que c’est le travailleur qui, ayant cessé d’être obligatoirement affilié au régime, sollicite son affiliation comme assuré volontaire, parce qu’il ne justifie plus de la qualité de travailleur salarié. Mais, il faut signaler que l’assurance volontaire n’est pas opérationnelle à ce jour, en l’absence d’un décret devant fixer les modalités de cette assurance volontaire.
I. 4)Les membres de la famille de l’assuré
La protection sociale accordée par le régime de sécurité sociale bénéficie à titre principal au travailleur salarié ; mais, elle s’étend aussi aux membres de sa famille que l’on appelle encore la grappe familiale de l’assuré principal.
En effet, sous réserve de remplir certaines conditions d’attribution, le droit aux prestations peut être ouvert au bénéfice des personnes suivantes qui ont un lien familial ou conjugal avec l’assuré principal :
- le conjoint ;
- les enfants âgés de moins de 21 ans ;
- les ascendants du premier degré à charge.

I. 5)Les fonctionnaires en détachement
Le fonctionnaire en détachement est couvert par la CNPS au titre des branches de prestations familiales et des risques professionnels. Pour ce qui est de la pension, il continue à relever du régime de pension retraite de la fonction publique conformément au décret n° 94/199 du 7 octobre 1994 portant statut général de la fonction publique de l’Etat.
II- Le champ d’application matériel du régime
Le champ d’application matériel renvoie à l’étendue de la couverture sociale dont le travailleur peut bénéficier, c’est-à-dire, aux différents risques sociaux contre lesquels il est protégé. Ces risques sociaux sont pour la plupart, ceux visés par la Convention n° 102 de l’Organisation Internationale du Travail de 1952 que l’on appelle encore la norme minimum.
A ce titre la CNPS couvre 6 des 9 risques prévus par ladite convention à travers le versement des prestations en nature ou en espèces au profit des bénéficiaires qui entrent dans le champ d’application personnel du régime.
Ces prestations qui ont toutes pour but d’assurer la préservation ou l’amélioration du bien être du travailleur et des membres de sa famille, sont servies à travers 3 branches que sont :
- la branche des pensions de vieillesse, d’invalidité et de décès ;
- la branche des prestations familiales ;
- la branche des risques professionnels.

I. 1)La branche des pensions de vieillesse, d’invalidité et de décès
Comme son nom l’indique, cette branche couvre trois risques sociaux
• La vieillesse
Les prestations de vieillesse ont pour but d’octroyer à l’assuré un revenu de remplacement du salaire perçu pendant la période d’activité. L’octroi de ces prestations tient généralement compte de la durée des cotisations, des périodes d’emploi, ainsi que des salaires perçus au cours de la carrière professionnelle de l’assuré. Quant au versement des prestations, il n’intervient qu’après la date de cessation d’activité du travailleur, sous réserve que celui-ci ait atteint l’âge normal de départ à la retraite fixé par le régime. Il est à noter que le cumul des salaires avec les prestations de vieillesse est interdit, raison pour laquelle toute reprise d’activité entraîne la suspension du paiement de la pension.
Les prestations servies ici sont : la pension de vieillesse anticipée ou normale et l’allocation de vieillesse normale ou pour usure prématurée.
• L’invalidité
Les prestations accordées en cas d’invalidité visent à compenser la perte partielle ou totale des capacités physiques ou mentales de l’assuré et partant, de sa capacité de gain. Cette perte résulte de l’incapacité à poursuivre l’exercice d’une activité salariée du fait d’un accident ou d’une maladie d’origine non professionnelle.
L’octroi de la pension d’invalidité qui est en l’état actuel du régime l’unique prestation liée à ce risque, est subordonné à la diminution d’au moins 66% de la capacité physique de travail d’une part, et d’autre part, à l’accomplissement d’une période de stage, sauf lorsque l’invalidité est due à un accident. Parfois, le recours à la tierce personne est rendu nécessaire par l’état de l’invalide, ce qui entraîne une majoration de la pension au titre de la tierce personne.
• Le décès
Les prestations accordées à la suite du décès du travailleur visent à accorder aux ayants droit concernés un soutien financier rendu nécessaire par la disparition du travailleur dont les revenus permettaient de pourvoir aux besoins des personnes à sa charge. Ces prestations sont accordées prioritairement :
- le conjoint survivant ;
- les enfants à charge (légitimes, naturels reconnus, adoptifs) ;
- les ascendants à charge (père et mère de l’assuré).
Les prestations liées au décès de l’assuré sont la pension et l’allocation de survivants. Elles sont, en règle générale, calculées en fonction des salaires antérieurs de l’assuré, ainsi que des périodes d’emploi.
I. 1)La branche des prestations
Cette branche couvre 2 risques : la maternité et les charges de famille.
• La maternité
Les prestations servies dans le cadre de la maternité concernent aussi bien la femme salariée en congé de maternité que l’épouse non salariée du travailleur salarié. Ces prestations visent à subvenir aux besoins de la femme salariée, à ceux de l’épouse non salariée du travailleur, ainsi qu’à ceux de l’enfant, avant et après l’accouchement.
Elles comprennent :
- les indemnités journalières de congé de maternité ;
- les allocations prénatales ;
- les allocations de maternité ;
- les frais médicaux d’examen et d’accouchement.

• Les charges de famille
Les allocations familiales qui sont les prestations servies pour la couverture de ce visent à assurer le bien être des enfants, à travers la compensation des charges qu’entraînent leur éducation et leur entretien.
I. 2)La branche des risques professionnels
Les risques professionnels se rapportent aux accidents du travail et aux maladies professionnelles.
Les prestations servies en réparation desdits risques visent soit à rétablir l’état de santé du travailleur, soit à compenser la perte temporaire ou définitive, partielle ou totale, de la capacité de travail de l’assuré. Elles comprennent les prestations en nature et les prestations en espèces
Les prestations en natures sont constituées des frais médicaux et pharmaceutiques, des frais de prothèse et d’orthopédie, des frais de rééducation fonctionnelle, des frais de réadaptation ou de reconversion professionnelle, des frais de transport de la victime, des frais de transport et de séjour de l'accompagnateur, des frais funéraires.
A la différence des prestations en nature qui consistent en une prise en charge ou en un remboursement, les prestations en espèces sont accordées par la CNPS sous forme d'indemnité. Ces prestations comprennent : l'indemnité journalière, la rente d'incapacité permanente, l'allocation d'incapacité, la rente de survivants.


Conclusion

Trois des neufs risques énoncés par la Convention 102 de l’OIT ci-dessus citées ne sont pas encore couverts par le régime camerounais de sécurité sociale. Il s’agit du chômage, de la maladie en ce qui concerne la perte du revenu et des soins médicaux.

Il convient néanmoins de préciser qu’en l’absence d’un régime d’assurance maladie obligatoire au Cameroun, la prise en charge des soins médicaux des travailleurs et des membres de leur famille est imposée aux employeurs dans le cadre des obligations découlant du Code du Travail.
L’objectif de sécurité sociale qui incombe au premier chef à l’Etat est celui de l’amélioration des conditions de vie des populations par le service des prestations sociales adéquates en nature et en qualité avec le niveau de vie dans le pays. Or les prestations sociales prévues par la législation et servies par le régime actuel ne semblent plus répondre à cette exigence d’adéquation d’où la nécessité de leur aménagement et de leur revalorisation afin qu’elles répondent aux besoins réels des populations. Ceci n’est possible que si les ressources financières nécessaires à cet effet sont suffisantes et pérennes, d’où la problématique du financement du régime camerounais de sécurité sociale. /-


NGANSOP NGOUPAYOU Séraphin
DEA en Droit Public Fondamental
Spécialiste en Sécurité sociale

Vingt-quatre compagnies agréées pratiquent les opérations d’assurances au Cameroun, dont 15 en dommages, 8 en vie et capitalisation, et 1 dans les deux branches.


Sociétés d’assurances de dommages (ou IARDT)

SOCIETES

DATE D’AGREMENT DEBUT D’ACTIVITES SIEGE SOCIAL

GMC ASSURANCES

13 Mars 1991 13 Mars 1991

BP. 1965

Douala

ACTIVA ASSURANCES 28 Avril 1998 1998

BP. : 12970

Douala

AGF ASSURANCES 01 Janv. 1974 1974

BP : 105

Douala

ALPHA ASSURANCES 21 OCT 2005 NOV 2005

BP. 6115

Yaoundé

AREA 20 Sept 2007 24 sept 2007

BP.: 15584

Douala

ASSURANCES GENERALES DU CAMEROUN (AGC) 26 Juin 2001 Novembre 2001

BP. : 1290

Douala

AXA

ASSURANCES

Mai 1974 1974

BP. : 4068

Douala

BENEFICIAL GENERAL 13 Déc. 1999 2000

BP. : 1944

Douala

CAMINSUR S.A 18 Sept. 1992 Déc. 1992

BP. : 12 400

Yaoundé

CHANAS ASSURANCES 15 Avril 1999 2000

BP. : 109

Douala

COMPAGNIE PROFESSIONNELLE D’ASSURANCES (CPA) 01 Sept. 1997 1997

BP : 54

Douala

NSIA 05 février 2008 05 février 2008

BP.: 2759

Douala

PRO ASSUR 02 Janvier 2001 2001

BP : 5963

Douala

SAAR ASSURANCES 27 Nov. 1990 1991

BP. : 11.834

Yaoundé

SAMARITAN INSURANCE INC. 08 SEPT 2006

B.P : 6230

Yaoundé

SAMIRIS S.A. 24 NOV. 2004 2005

B.P. 1 190

Douala

ZENITHE INSURANCE 14 JUIL 2006 01 NOV 2006

B.P.: 1540

Douala

 

Sociétés d’assurances vie et capitalisation

SOCIETES
DATE D’AGREMENT SOCIETESDEBUT D’ACTIVITES SIEGE SOCIAL
BENEFICIAL LIFE INSURANCE S.A 17 Mai 1974 1974

BP. : 2328

Douala

COLINA ALL LIFE INSURANCE 06 Mai 1996 1er Juillet 1996

BP. : 267

Douala

AGF VIE 28 Août 1998 1998

BP. : 105

Douala

UACAM VIE 11 Déc. 2000 2000

BP. : 4068

Douala

ACTIVA VIE 03 Janvier 2002 Août 2002 BP :12970 Douala
SAAR VIE 08 Janvier 2002 2002

BP. : 1011

Douala

PRO ASSUR VIE 17 Nov. 2004

BP : 5963

Douala

FONDS DE RETRAITE ALUCAM 10 JUIL 1995

BP 1090

Douala

 

Sociétés d’assurances mixtes

SOCIETES DATE D’AGREMENT DEBUT D’ACTIVITES SIEGE SOCIAL

COLINA LA CITOYENNE ASSURANCES

29 Mai 1986 1986

BP. : 12125

Douala

Le Cameroun enregistre quatre sociétés dans le classement 2014 des 100 premières compagnies d’assurances en Afrique, établi par le magazine Jeune Afrique dans son récent Hors-série (n°38). Il s’agit des sociétés: Groupe Allianz Cameroun Assurances, Activa Assurances, Société africaine d’assurances et de réassurances et Allianz Cameroun Assurances Vie.

Le Groupe Allianz, première compagnie d’assurance au Cameroun et 76e au niveau africain affiche près 24 milliards de F CFA de primes contre 15,55 milliards pour Activa Assurances (95e) ; 15,15 milliards de F CFA pour la Société africaine d’assurances et de réassurances (97e) ; 14,57 milliards de F CFA pour Allianz Cameroun Assurances vie (99e au niveau africain). Le marché africain, dans le domaine des assurances, est dominé par l’Afrique du Sud qui enregistre huit entreprises dans les 10 premières du continent.


mercredi, 16 décembre 2015 19:17

Pascale Marthine Tayou

Né au Cameroun en 1967, Pascale Marthine Tayou est un artiste dont l'émergence et la visibilité ont commencés en 1994 à Yaoundé. Dès 1995, il est sélectionné pour participer à la 1ère Biennale de Kwanju en Corée, puis l'année suivante, il présente, sur proposition du curateur japonais Kavaguchi Yukiya, une exposition personnelle à la Biennale de Dakar au Sénégal.

Agnès B., en 1996 lui offre sa première exposition personnelle en France dans sa galerie à Paris.

En 1997, le curateur americano-italien Francesco Bonami montre son travail aux Etats Unis et en Belgique. Pour sa première grande exposition solo au Cameroun à l'Espace doual'art en 2004, il a choisi de montrer le Menu Familial, qui avait déjà été exposé en 2002 à la Kunsthalle de Berne. En 2008, il a exposé en Italie et en 2009, il a participé à la biennale de Venise avec son projet intitulé Human Being @ Work.

Ses premières sculptures, assemblées à partir de matériaux de décharges, ont marqués le public et les artistes camerounais, qui y lisaient pour les premiers une provocation et un dénigrement de la réalité camerounaise et pour les seconds une forme habile, facile et trash de récup'art...

Entre temps, Tayou travaille la vidéo, l'installation, la photo, la sculpture, la performance, le dessin et la peinture. Il recycle et mêle dans ses propositions artistiques ses propres travaux antérieurs à des fragments de la réalité quotidienne de sa vie de nomade, partagée entre le Cameroun, l'Europe et le reste du monde.

mercredi, 16 décembre 2015 18:43

Gédéon Mpando

Gédéon Mpando, artiste sculpteur se révèle au grand public au début des années 70, même si encore tout petit il s'amusait déjà à observer des éléments de la nature puis à les reproduire sous forme de figurines. Sa carrière a connu un rebond après qu'il ait remporté le premier prix d'un concours qui consistait à représenter les populations camerounaises dans leur diversité, il a pu être admis a étudier à l'Ecole des Beau Arts de Paris. Une escale qui lui sera bénéfique et va amplifier sa passion pour la sculpture. De retour de France il va commencer à exercer principalement sur le bois d'ébène, la pierre taillable, le staff ou le marbre.
En compagnie de l'architecte français Salomon, Gédéon Mpando a sculpté le monument de la Réunification, qui est cette statue qui représente un vieillard portant cinq enfants et tenant de la main droite un flambeau. Bien que le chef d'œuvre qui l'ai vraiment fait connaitre soit le Monument de la Réunification, Gédéon Mpando a réaliser beaucoup d'autre sculptures. Il a été sollicité pour réaliser plusieurs monuments dans la ville de Yaoundé. C'est lui qui a sculpté la statue de Charles Atangana, celle de la femme allaitant son bébé prêt de l'hôtel de ville... Son fils, Louis Essengue Mapando qui est sur les traces de son père est lui aussi sculpteur et expose en ce moment dans une galerie. Gédéon Mpando est né en 1932 à Yabassi dans le département du Nkam. Il décède le vendredi 10 mai 2013 de suite d'une longue maladie

mercredi, 16 décembre 2015 18:37

Dieudonné Fokou

Dieudonné Fokou est né en 1971 à Bamendjou. Il vit et travaille à Yaoundé. Son atelier est situé sur le rocher de Messassi.

Sculpteur, peintre, sérigraphe, il a été formé par deux maîtres en arts visuels camerounais : Jean Kouam Tawadje et Joseph Francis Sumégné., lauréats de plusieurs concours d’arts plastiques au Cameroun.

En décembre 2007, il assiste Sumégné, à l’occasion du SUD2007, pour la finition de La Nouvelle Liberté, sculpture monumentale d'art public implantée au rond-point de Deïdo (Douala).

Il a principalement exposé son travail dans de nombreux espaces de Yaoundé depuis 1998, puis hors du Cameroun en 2006 (Égypte) et en 2012 (France).
Il s’intéresse à des thèmes tels que la justice, l’homme et son environnement, la quête de la paix etc.....
Il est pour la première fois présent à l’Espace doual’art, avec l’exposition Douala, Portraits, du 30 juin au 1er septembre 2012, aux côtés des artistes Hako Hankson et Merlin Tefolo.

Distinctions :
2006 2ème prix du concours international de l’ICCPPC
2005 1er prix de sculpture au 18ème concours d’art du CPS de Mbalmayo
2000 Prix d’encouragement au 14ème concours d’art du CPS de Mbalmayo

mercredi, 16 décembre 2015 18:07

Rigobert Ndjeng

Rigobert Ndjeng appartient à la génération des premiers peintres du Cameroun à s’exprimer sur toile et sur papier. Comme beaucoup de ses pairs, son talent est découvert au hasard d’une rencontre avec un administrateur colonial. En 1940.

Contraint de quitter les bancs en fin de cycle primaire (CM2), il embrasse, en 1944, la carrière d’artiste peintre.

A l’exception d’une formation au dessin et à l’illustration lors d’un atelier en 1962, Rigobert Djeng est totalement autodidacte.

Au début de sa vocation, l’iconographie religieuse est extrêmement présente. Très vite, il reproduit des paysages, des scènes de la vie quotidienne et réalise des portraits reconstitués par son imagination, dans une écrite très réaliste. Tout observateur de ce travail a aujourd’hui une impression de « déjà vu ». Mais il faut toujours garder à l’esprit que Rigobert Ndjeng est un précurseur. Beaucoup de peintres l’ont copié, au point de banaliser ses représentations.

Les titres des œuvres sont ceux imaginés et orthographiés par l’artiste lui- même.
Les pièces de cette exposition, dont la plus ancienne est datée de 1959, ont été rassemblées par sa fille Edwige Ngo Njeng, la seule qui ait hérité du virus de la peinture.

Un grand nombre de ses travaux se trouvent à l’étranger chez des collectionneurs qui ont acquis ses œuvres dans les multiples pays où il a exposé.

Sa carrière aura duré 67 ans, puisqu’il a travaillé jusqu’en 2011, année de son décès.

mercredi, 16 décembre 2015 15:04

Justine Gaga

Justine Gaga est née en 1974 à Douala. Elle vit et travaille à Bonendale. Elle s'oriente vers la peinture après avoir appris la sérigraphie. A ses débuts, elle visite régulièrement les ateliers de Viking et Joe Kessy.

Quelques années plus tard, elle s'installe à Bonendale auprès de Goddy Leye et ArtBakery. Elle y expérimente la vidéo et l'installation. Dans son travail transparaît peu à peu la solitude humaine paradoxale des grandes villes. Ce sujet l'habite et affine en même temps son regard critique sur la société.

A doual'art, Justine Gaga participe au projet -trans_ en 2010. Elle dessine, en 2012, le flag Spectaculaire.

Outre ses expositions au Cameroun, elle participe à de nombreuses manifestations à l'étranger (Mali, Bénin, Sénégal, Espagne, Chine, Etats-Unis, etc). Elle effectue plusieurs résidences et workshops, au Centre Culturel Deniygba à Lomé en 2006, à l'Institut Français de Douala en 2008, à l'Institut Goethe de Johannesburg en 2012. Elle entreprend également des projets en Allemagne, aux Pays-Bas et au Ghana.

Son travail a d'ors-et-déjà été consacré par des expositions individuelles dont une partie est le fruit de ses résidences (Botswana 2008, Colombie 2010). En décembre 2012, on inaugurait à l'Espace doual'art son exposition INDIGNATION.

Lauréate du Visa pour la création en 2008 (Culturesfrance), Justine Gaga décroche la bourse UNESCO Aschberg en 2010.

mercredi, 16 décembre 2015 13:21

Hervé Youmbi

Hervé Youmbi est né en 1973, à Bangui (RCA). Il vit et travaille à Douala.

Il a étudié à l'Institut de Formation Artistique de Mbalmayo (Cameroun) puis à l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg (France). Il enseigne à l'Institut des Beaux de Nkongsamba et de Foumban au Cameroun.

Artiste visuel, Youmbi est, depuis toujours, préoccupé par la notion d’identité.
Il a commencé par celle de l'individu par des portraits fragmentés du corps (regards, visage, oreilles, nombril, mains, poitrine, pieds…), ou d’objets (chaussures, vêtements), parcelles de l'humanité de l'être.

Aujourd'hui, son travail prend une dimension plus politique, nous interpellant sur des personnages de l'histoire du Cameroun, avec Cameroonian Heroes, ou sur la déshumanisation du pouvoir plénipotentiaire qui prévaut dans beaucoup de pays, propos de l'exposition Au nom du Père, du Fils et de la sainte monarchie constitutionnelle

On peut constater l'évolution de son travail au travers des expositions présentées à l’Espace doual’art.
En 2000, avec 2006080700, portraits d’anonymes humains et non humains, souvent, dénommés par une plaque d'identification
En 2005, il poursuit sa quête dans l’exposition N°1234.
En 2008, il nous invite, dans Face to face, à pénétrer les univers d’artistes qu’il a rencontré dans le monde, s’exprimant cette fois sur support vidéo.

Hervé Youmbi est membre-fondateur du Cercle Kapsiki à Douala qu’il a créé avec ses amis Hervé Yamguen, Blaise Bang, Jules Wokam et Salifou Lindou.
Le cercle Kapsiki est promoteur en 2001, au côté de Scur’K, des Scénographies Urbaines.

L'engagement d'Hervé Youmbi pour la société et dans l’espace urbain se manifeste lors de différents projets dont un certain nombre a été mené avec le soutien ou sur initiative de doual’art : Arts plastiques-Education et Hors les murs en 1999 ; Fresque sida en 2005 .Partie prenante du SUD2010 au cours duquel il dessine la maquette d’un des n° du journal Liquid, il implante en 2011 la sculpture La Pirogue céleste qu’il a réalisé avec des jeunes de son quartier.

mercredi, 16 décembre 2015 13:18

Abdias Ngateu

Abdias Ngateu est né en 1990, Il vit et travaille à Douala. Son intérêt pour le dessin et l’art graphique est précoce, puisqu’il suit une formation dès l’âge de 14 ans en Arts Graphiques et Décoratifs.

Son travail dans l’atelier d’Achillekà en 2009, en prélude au SUD2010, puis, la même année de Merlin Tefolo, va l’inciter à embrasser la carrière artistique.

A partir de 2011, il présente ses peintures dans plusieurs expositions collectives, à Douala (Cameroun) et à Ndjamena (Tchad).

En 2015 il est couronné par le prix « découverte » de l’Institut Goethe du Cameroun.