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Les finances publiques

Ministère des finances du Cameroun Ministère des finances du Cameroun fr.africatime.com
Au cours de l'exercice 2008, le Président de la République a signé une ordonnance portant loi de finances rectification qui a modifié les autorisations budgétaires de l'exercice pour tenir compte entre autres des mesures gouvernementales relative à la revalorisation des salaires des personnels de l'Etat et aux exonérations douanières sur certains produits de première nécessité.

La loi de finances rectificative est équilibrée en recettes et en dépenses à la somme de 2 482 milliards, en hausse de 206 milliards (+9,1%) par rapport au budget initial qui s'élevait à 2 276 milliards, cette hausse est entièrement supportée par les recettes internes budgétées qui passent de 2 222 à 2 228 milliards ; les recettes pétrolières budgétisées passent de 593 milliards à 784 milliards, soit une augmentation de 191 milliards.

Au 30 juin 2008, les ressources budgétaires encaissées s'élèvent à 1 170 milliards, soit un taux de réalisation de 51,4% par rapport au budget initial ou de 47,1% par rapport à la loi de finances rectificative. En glissement annuel, elles augmentent de 211,4 milliards.

Les recettes internes se chiffrent à 1 108,2 milliards, soit un taux de réalisation de 49,7% en se référant à la loi de finances rectificative pour les ratios. Par rapport à juin 2007, elles connaissent un accroissement de 220,3 milliards grâce aux recettes pétrolières qui enregistrent une hausse de 75,1% pour se situer à 406,4 milliards. Cette évolution résulte de la bonne tenue des cours mondiaux du pétrole. Les recettes non pétrolières s'inscrivent également à la hausse (+7,0%) à 701,8 milliards. Malgré les exonérations pour lutter contre la vie chère, les recettes douanières et les impôts et taxes s'élèvent respectivement à 207,6 et 455,8 milliards à fin juin 2008 et affichent des taux de réalisation respectifs de 51,5% et 49,9%. A l'inverse, les recettes non fiscales baissent de 0,3 milliards. Au 31 décembre 2008, les recettes internes sont estimées à 2 217 milliards.

Les ressources externes, constituées des prêts projets, des prêts programmes et des dons sont prévues à 254 milliards. Au 30 juin 2008, du décaissement ont été effectués pour un montant de 62 milliards, soit un taux de réalisation de 24,4%. Au terme de l'exercice, le niveau de décaissement est estimé à 70,5%.

Dans la loi de finances rectificative, les dépenses augmentent également de 206 milliards répartis en 140 milliards de dépenses courantes et 102 milliards de dépenses d'investissement.

Au premier semestre 2008, les dépenses budgétaires s'élèvent à 1 135,8 milliards, soit un taux d'exécution de 45,8%. En glissement annuel, elles connaissent un accroissement de 171,1 milliards, consécutif à la hausse de 32,1% des dépenses de personnel. Celles-ci s'établissent à 263 milliards suite à la revalorisation des salaires des agents publics. Les dépenses de biens et services et les dépenses de transferts et pensions enregistrent des taux d'exécution respectifs de 51,6% et 37,3%.

Les dépenses d'investissement se situent à 221 milliards au 30 juin 2008. Sur ressources intérieures, elles se chiffrent à 121 milliards, soit un taux d'exécution de 52,3%. Les dépenses PPTE et C2D connaissent respectivement des taux d'exécution de 30,6% et 38,7%.

Le service effectif de la dette publique à fin juin 2008 s'élève à 307,8 milliards pour une dotation de 511 milliards. En 6 mois, le stock total de la dette a diminué de 122,8 milliards en s'établissant à 1 551, milliards à fin juin 2008.

Vu 318 fois Dernière mise-à-jour : mardi, 12 mai 2015 16:33
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