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Le cacao

Depuis l'indépendance et jusqu'au début des années 1990, c'est le gouvernement qui fixait les cours. Cela avait ses inconvénients, mais aussi ses avantages, puisque les producteurs connaissaient â l'avance le prix exact auquel leur cacao serait acheté.

Depuis une décennie, la production de cacao (traditionnellement une culture familiale pratiquée sur des parcelles de forêt défrichée, parallèlement aux productions vivrières) a été libéralisée et c'est la loi de l'offre et de la demande sur les marchés mondiaux qui fait désormais varier son cours. La chute du cours du cacao, d'environ 50 % depuis 10 ans, a donc eu un impact terrible sur les planteurs (250 000 au total). En effet. la production totale de cacao est passée de 130 000 t a 95 000 t, et le Cameroun, qui était en 1990 le 5" producteur mondial, se situe aujourd'hui au 8" rang. La culture du cacao a nettement évolué au cours des dernières décennies. Modernisée, elle réclame de plus en plus de connaissances et d'adaptation aux techniques nouvelles: ramassage, élevage, traitement des cabosses. Mais les pelits exploitants, qui ont souvent consenti de gros efforts pour moderniser leur production, craignent que la chute des cours ne se poursuive et qu'elle

s'accélère même avec l'installation, grâce a raide de capitaux étrangers, de grandes exploitations qui, par le volume produit, feront inévitablement varier les cours a leur avantage. En effet, la production du cacao reste très morcelée au Cameroun, car environ 350 000 ha répartis sur le Centre, le Sud, et le Sud-Ouest, lui sont consacrés mais 60 % des plantations mesurent moins de 1 ha! L'arrivée de grandes exploitations modernes pourrait donc ruiner de nombreux petits planteurs.

Vu 577 fois Dernière mise-à-jour : lundi, 26 mai 2014 22:06
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