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La sauvette


La sauvette

L'expression " vente à la sauvette " appartient au langage courant. Les textes officiels parlent plutôt de " vente sauvage ". L'utilisation par le législateur de ce qualificatif montre d'ailleurs bien le caractère préjudiciable et hors cadre de ces pratiques.

Mais peu importe leur dénomination, il s'agit toujours de désigner l'ensemble des opérations mercantiles se tenant sur le domaine public en méconnaissance complète des réglementations. Concrètement, les contrevenants ne possèdent aucune autorisation d'exercice, ne sont pas commerçants, ne s'acquittent d'aucune formalités fiscale et sociale... Ce sont des filières parallèles, s'affranchissant des lois et règlements. Sans parler des cas où les marchandises proposées sont elles-mêmes interdites, je pense notamment ici aux contrefaçons. Plus globalement, tout cela contribue à la dégradation du civisme.


Les "sauveteurs" au Cameroun

L'économie informelle représente une grande part, si pas la plus grande, de l'activité économique de la ville de Douala. Ce constat peut s'étendre à tout le pays et en général aux PVD (pays en voie de développement).

Suite à la crise économique et aux licenciements post-privatisations, beaucoup de personnes se sont retrouvées dans l'obligation de se "débrouiller", ce qui a accentué le phénomène. Il semblerait que nombre d'universitaires se retrouvent ainsi dans la rue pour trouver un moyen de subsistance.

Une des activités les plus visibles de cette économie informelle est celle des "Sauveteurs" ou vendeurs à la sauvette.

Il s'agit de personnes, souvent des hommes jeunes, voire des garçons qui se promènent toute la journée avec quelques marchandises qu'ils essaient de vendre.

On croise ainsi dans les rues de Douala, des jeunes gens avec une chaussure sur la tête, trois ou quatre paires de jeans, quelques chemises, des cravates ou des lacets,....

Les plus jeunes vendent des paquets de mouchoirs en papiers aux carrefours (en disant "Lotus, lotus,..."), des bonbons ou des arachides.

Une autre catégorie de ces vendeurs propose des sandwichs: aux œufs, sardines, brochettes ou autres boulettes de viande.

Mais les plus surprenants sont sans conteste ceux qui portent sur la tête un sac plastique transparent rempli de boîtes de médicament. Les malades ne pouvant souvent s'acheter la boîte entière de médicament prescrite, achètent leur remède à la pièce à ces "pharmaciens" ambulants.

En fait, quasiment tout est susceptible d'être vendu par des "Sauveteurs".

Les ambulants

C'est la catégorie supérieure. Ils possèdent un pousse-pousse aménagé selon la nature de leur commerce.

On trouve parmi eux beaucoup de vendeurs de fruits, chacun n'en vendant qu'un seul. Banane, ananas, papaye, noix de coco, goyave sont les principaux que l'on rencontre.

Il y a aussi les quincailleries ambulantes. Sorte de bric-à-brac incroyable où l'on trouve aussi bien de la colle forte que des cadenas, des tournevis, des multiprises ou des supports pour tringle à rideaux. Les prix défient toute concurrence mais il faut s'attendre à ne pas trouver son bonheur chez eux et il vaut alors mieux abandonner cette piste parce que ce qu'on ne trouve pas chez l'un, on ne le trouvera pas chez l'autre (leurs assortiments sont à peu près identiques).

Aussi remarquable dans cette catégorie, les papeteries et les seaux en plastique

Vu 411 fois Dernière mise-à-jour : lundi, 26 mai 2014 23:32