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L'agriculture au Cameroun

Conditions générales des activités agricoles


L'agriculture est un l'un des secteurs clés de l'économie camerounaise en ce sens que près des 3/4 de la population camerounaise dépend de ses produits, elle représente environ près de 40% du  PIB et fournit 70% des exportations en valeur.


1- Données physiques, humaines et historiques

Afrique en miniature, le Cameroun a une diversité de relief et de climats en fonction de la zone géographie dans laquelle on se retrouve à l'intérieur du pays. Cette diversité est un attout pour l'agriculture car elle permet de multiplier les types de produits à mettre en valeur. l'espace cultivable représente près de 60% de la superficie totale. Sur le plan historique, il faut dire que certaines cultures sont arrivées sur le territoire camerounais avec le colonisateur (cacaoyer, caféier, hévéa cultures maraîchères etc.).


2- Spécificité des grandes régions agricoles du cameroun

Le Cameroun septentrional

Du lac Tchad à la cuvette de la Bénoué , les mils (sorgho et pénicillaire ) constituent la culture de base, secondés par le maïs dans l'extrême nord, par l'arachide dans le reste de la région, complétés par d'autres plantes, gombo, haricot, feuilles légumières, etc. et, parfois, le riz. Les tubercules occupent une place insignifiante, mais le manioc progresse (cuvette de la Bénoué ) et l'igname est bien représentée chez les Dourou . L'essartage prédomine dans les zones faiblement peuplées. Dans les secteurs densément peuplés, on pratique une agriculture intensive : champs permanents fumés, terroirs parfois remarquablement aménagés (terrasses du nord-Mandara ), et, pour compenser l'insuffisance de l'unique campagne sous pluie, les vallées et plaines inondées sont le plus souvent exploitées en cultures de décrue : mil mouskouari , oignon, gombo.
L'Adamaoua et sa boordure meridionale

Dans cette zone de transition vers le domaine subéquatorial, le manioc occupe une place considérable ; il seconde sorgho et maïs dans l'Adamaoua occidental, peuplé de soudanais, et tend à l'emporter dans l'Adamaoua oriental à important peuplement Baya. Le sorgho disparaît pratiquement avant le 6 e parallèle, alors que commence à apparaître la bananier plantain le sous-peuplement favorise l'essartage.
Les hautes terres de l' Ouest

L'agriculture vivrière de cette région est marquée par la pression démographique. Le maïs l'emporte sur les tubercules et le bananier plantain dans les secteurs les plus peuplés ; l'arachide, les haricots et de nombreux légumes s'y associent. La terre est cultivée avec minutie ; édification des billons ou de planches, recours à l'engrais vert, au fumier, aux détritus divers. On profite de la longue saison pluvieuse pour organiser une rotation complexe de cultures sur le même champ, au cours de l'année. Dans les parties très peuplées du pays Bamiléké, toutes les terres cultivables sont exploitées.
Dans le sud forestier

Ici, le climat équatorial et la faible densité font prédominer les tubercules et les bananier plantains, avec des nuances régionales : bananes plantains et manioc chez les Fang et les Maka-Kozimé , macabo et banane plantain chez les bassa, les bakossi , etc. Certaines cultures ont localement une importance particulière : maïs et igname dans la région de Bafia , etc. l'essartage se pratique partout, même dans les zones densément peuplées comme le pays Eton.

Les céréalesEntre 2006 et 2007, la production de maïs a progressé de 8,4% pour s'établir à 1 354 940 tonnes grâce aux conditions climatiques globalement favorable. La filière maïs a bénéficié en outre du concours du Programme National d'Appui à la filière Maïs mis en place en 2005 et quia pour principale cible les petits producteurs. En 2007, le programme a distribué environ 1 500 tonnes de semences améliorées de maïs pour une superficie cultivée de 6 874 hectares et une production supplémentaire de plu de 21 000 tonnes.

La production de riz paddy s'est établie à 98 334 tonnes en 2007, soit une hausse de 10,2% par rapport à 2006. la filière riz enregistré l'entrée en production de l'entreprise Sino Cam, qui a produit 430 tonnes de riz sur une de 43 hectares dans la zone de Nanga Eboko.

Cependant, le Cameroun reste forment dépendant de l'extérieur pour sa consommation de riz. En 2007 les importations de riz se sont élevées à 470 000 tonnes pour une valeur de 96 milliards, contre 429 000 tonnes évaluées à 71 milliards en 2006, ce qui traduit un renchérissement de plus de 23,0% des prix entre les deux années. Les données du commerce extérieur au premier semestre 2008 indiquent plutôt un accroissement de 34,0% du riz importé en glissement annuel. Cette hausse et celle des frais d'approche expliqueraient les surchauffes actuelles sur le marché du riz. En dépit de l'ordonnance de mars 2008 portant suspension des droits de douane et taxes à l'importation de certains produits de première nécessité, les prix de détail du riz de qualité moyenne ont doublé sur le marché, atteignant 23 000 francs le sac de 50 kilogrammes.

3- Types d'exploitation.

Les paysans pratiquent généralement la polyculture vivrière associée sur des petites plantations. L'outillage est rudimentaire (machette, hache, houe, daba etc.)Une main d'ouvre essentiellement familiale cultive des superficies restreintes (1 à 2ha en moyenne). Cette production joue cependant un rôle économique prépondérant, car elle satisfait les besoins alimentaires du pays et fournit une grande partie des principaux produits d'exportation : cacao, café, coton, tabac.
Les exploitations capitalistes localisées dans les zones les plus favorables, emploient un outillage et des méthodes modernes. Les moins importantes appartiennent à des particuliers ou à des sociétés privées et produisent surtout du café, du palmier à huile, de la banane ou se consacrent aux cultures vivrières pour les marchés urbains. Les plus vastes appartenant aux grandes compagnies privées européennes ou aux sociétés parapubliques sont des complexes agro-industriels exploitant souvent plusieurs milliers d'hectares (palmier à huile, hévéa, canne à sucre, thé .) la CDC , société d'Etat (plus gros employeurs après l'Etat) cultive plus de 30.000ha autours du mont Cameroun et dans le secteur de Kumba.
Agriculture vivrière ou de subsistance

Dans les exploitations paysannes, les ménages pratiquent une polyculture destinée à couvrir ses besoins essentiels. L'éventail des plantes s'enrichit du nord au sud. Les types d'association et les techniques culturales varient selon les régions naturelles, la situation démographique, et les habitudes alimentaires.
D'après les estimations du Ministère de l'Agriculture et du développement Rural, la production vivrière a enregistré une augmentation d'environ 4,8% en 2007. Le marché national des produits vivriers a cependant été perturbé par les répercussions de la hausse accélérée des prix des produits alimentaires sur le marché international. En effet, les cours mondiaux de la majorité des produits alimentaires connaissent une flambée en raison de l'accroissement de la demande, la baisse des niveaux de récoltes et l'extension de la production de biocarburants.Les effets de cette crise alimentaire ont été particulièrement ressentis au premier semestre 2008.
Suite à la hausse des prix des céréales importées, notamment le riz, le froment et ses produits dérivés. L'indice des prix des produits alimentaires a progressé de 9,2% par rapport au premier semestre 2007. En particulier, les prix des produits vivriers considérés comme des substituts locaux des céréales ont crû de 6,3% sous le triple effet d'une offre insuffisante, d'une réorientation de la demande vers les produits locaux et d'un renchérissement des coûts de transport.

    Les tubercules

Les productions de manioc, macabo/taro, de pomme de terre, de patate douce et d'igname a augmenté en moyenne de 3,5% en 2007. L'appui au développement de cette filière par le programme national de développement des racines et tubercules (PNDRT) s'est poursuivi avec la distribution de prés de 1 900 000 boutures de manioc, 300 000 boutures de patate douces, 12 200 semence aux d'igname et 4,5 tonnes de semences de pommes de terre.

    Les féculents

les productions de banane plantain et de banane douce ont enregistré en 2007 des hausse respectives de 4,8% et 8,5% par rapport à l'année précédente pour se situer à 1 800 000 tonnes et 913 000 tonnes. En regard, le programme de relance de la filière plantain mis en place depuis 2003 sur ressource PPTE a distribué près de 3 millions de plants, contribuant ainsi à la d'environ 2 400 hectares de nouvelles plantations.

    Les légumes

En 2007, la production de tomates a atteint 682 516 tonnes, en progression de 4,2% par rapport à 2006 ; celle d'oignons s'est élevée à 119 900 tonnes 114 500 tonnes en 2006.
Cultures commerciales

    Le Cacao

Il, est vendu en fèves ou transformé (beurre, tourteaux, chocolat). Il est cultivé dans le Centre, le Sud, l'Est, l'Ouest et le Littoral.

Au cours de l'exercice 2007, la production de cacao a enregistré une augmentation de 4,5% par rapport à 2006 pour se situer à 187 000 tonnes. Cette hausse est le fait de la montée en production de nouvelles plantations crées dans les provinces du centre, du Sud-Ouest et du Sud, ainsi que d'un meilleur entretien des anciennes plantations à la faveur du redressement depuis 2005 des cours internationaux. En 2007, ces cours ont crû en moyenne de 14,4% par rapport à 2006.les exportations de fèves de cacao ont progressé de 3,9% pour s'élever à 160 000 tonnes suite à l'amélioration de la qualité du cacao camerounais dont la part du hors standard contenue dans la production est passé de 71,0% en 2006 à 64,0% en 2007.

En 2008, il est attendu, conformément à l'objectif annuel du plan d'urgence, une production en hausse d'au moins 28,0% par rapport à 2007. L'atteinte de cet objectif serait rendue possible par une meilleure organisation du circuit de commercialisation et la mise en place des infrastructures de marché et de stockage dans les bassins de production. La bonne tenue actuelle des cours joue un rôle catalyseur dans le comportement des planteurs.

    Le café

fut introduit en 1905, et sa production industrielle n'a commencé qu'après 1930. Deux variétés sont cultivées : l'Arabica et le Robusta. La délicate culture de l'Arabica est pratiquée dans l'Ouest et dans le Nord-Ouest ( Foumbot , Bafoussam, Dschang , Bamenda)à parti de 1000 m . Le Robusta pousse dans le secteur occidental, entre 300 et 800 m , et dans l'Est. Les exploitations familiales se multiplient au détriment des plantations industrielles.
En2007, production de café robusta a crû de 7,1% par rapport à 2006 pour s'établir à 45 434 tonnes, tandis que celle de café arabica, qui était de 5 211 tonnes en 2006, a connu une baisse de 7,3%. Les exportations ont évoluées sur la même tendance avec une progression de 14,4% pour le café robusta et un repli de 10,5% de l'arabica. Sur les marchés internationaux, le cours du café robusta s'est amélioré de 24,5% et celui de l'arabica a reculé de 7,5%.

Sur le plan institutionnel, les filières cacao-café font l'objet de l'encadrement direct des structures étatiques telle que la SODECAO, le projet de protection du verger cacao-café financé sur ressource PPTE, le projet semencière cacao/café financé par le budget d'investissement public, et le fond de développement des filières cacao-café (FODECC). En 2007,12 000 plants de cacao et 4 000 plants de café ont été distribués. A la faveur d'une convention signée le 20 Août 2008 entre le Gouvernement et le FODECC, la campagne 2008/2009 bénéficie de 2,1 milliards de préfinancement, ce qui n'avait plus été le cas depuis la libéralisation de ces filières en 1992.

Le Thé n'est cultivé que dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest. La CDC a une plantation à Tole , sur les pentes du mont Cameron et à Ndu (à plus de 2000 m ) Le thé est exporté au Tchadet au Nigeria.
La Noix de Cola est récoltée dans l'Ouest et acheminée vers le Nord

    Les Oléagineux.

Le Palmier à huile existe en peuplement naturel et dans les plantations industrielles de la CDC (une dizaine de plantations et 2 huileries), la Socapalm (3 huileries) et Pamol (2 huileries) et aussi de plus en plus dans les plantations privées. Le « plan palmier » depuis 1968, étend cette culture dans le Sud-Ouest, le bas Moungo et le pays Bassa. Les huiles de palme et de palmiste sont traitées à Douala ou exportées.
La production industrielle d'huile de palme a baissé de 8,0% en 2007 par rapport à l'année 2006 pour se situer à environ 113 000 tonnes suite aux conditions climatiques défavorable. En 2008, il est attendu une production de l'ordre de 130 000 tonnes, soit une hausse de 15,0%. Cette-ci résulterait de l'entrée en production progressive de nouvelle plantation agro-industriel et villageoise et de l'amélioration de l'outil de production. Mais il a été sur le marché local une vive tension des prix résultant de la hausse de la demande industrielle. Cette demande est liée à l'extension des capacités de certaines raffineries et, à l'entrée dans la filière de SODECOTON qui a modifié son processus de fabrication d'huile raffinée. La surchauffe du marché intérieur se justifie aussi par la demande accrue des pays voisins, et la raréfaction des substituts importés du fait de la forte demande mondiale d'huile de palme par les industries de fabrication de biocarburant. Au regard de cette situation, le déficit par rapport à la demande locale est estimé à environ 40 000 tonnes au terme de l'année 2008. des autorisations d'importation ont été octroyées pour résorber progressivement ce déficit au cours du dernier trimestre de l'année.

L'arachide est une culture familiale, avec huileries à Maroua .

    Les produits tropicaux

La banane douce est cultivée dans le sud forestier avec des plantations dans le Sud-Ouest ( Moungo et plaine de Tiko )
L'Ananas est exporté frais et cultivé dans la région de Nyombé (Moungo ) , à Mbandjock et aussi dans le Mbam .
Les pastèques eux aussi exportés frais se cultivent dans la région de l'Ouest et du Nord-Ouest.
Les plantes industrielles

    Le coton

Le coton, grande culture d'exportation du Nord, est exploité familialement. La SODECOTON encadre les agriculteurs depuis 1974. La production est traitée dans une dizaine d'usines d'égrenage, les huileries de Kaélé et Maroua et l'usine de filtrage et de tissage CICAM (Garoua) Les tissus sont imprimés à Douala.

La filière coton connaît puis l'année 2005 une baisse continue de sa production. Ce recul est lié à la baisse des cours du coton fibre entre 2005 et 2006, qui a entraîné la chute des prix d'achat du coton graine aux planteurs, à laquelle s'ajoute la flambée des prix des engrais. La production a été de 73 082 tonnes en 2007 par rapport à 2006 pour se situer à 689,7 francs le kilogramme, sans pourtant influencer niveaux des prix servis aux planteurs au titre de la récolte 2007. Bien plus, la cherté persistante des prix des engrais a conduit à leur sous-utilisation par unité de surface et à la baisse des superficies cultivées au profit des spéculations vivrières jugées plus rémunératrices pour les mêmes raisons, la production de l'année 2008 est estimée en baisse de 19,4%.

    Caoutchouc naturel

En 2007, la production de caoutchouc naturel est en baisse de 19,4% par rapport à 2006 et se situe à 49 774 tonnes. De même, les exportations ont régressé de 12,2%, passant de 43 160 tonnes en 2006 à 37 915 tonnes en 2007. Les cours internationaux se sont élevés à 986,3 francs le kilogramme, soit une progression de 1,8% par rapport à 2006. Les estimations pour 2008 tablent sur une hausse de 14,2% de la production qui s'établirait à 56 835 tonnes, à la faveur des conditions climatiques plus avantageuses. Sur le marché international, les cours du caoutchouc demeureraient soutenues du fait de l'accroissement de la demande de ce produit pour la fabrication du biocarburant. Toutefois, le faible niveau de l'offre camerounaise ne permettrait pas aux producteurs de la filière de tirer pleinement partie de cette conjoncture internationale favorable

Vu 514 fois Dernière mise-à-jour : mardi, 24 juin 2014 09:45
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