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Les artisanes du raphia

Comme dans d'autres régions d'Afrique, les femmes du Cameroun ont développé un Artisanat à partir d'une fibre végétale naturelle, le raphia. Une fois récoltée, tranchée et râclée, la fibre est mise à sécher une première fois. Ce premier séchage lui confère sa teinte originale jaune miel. Jadis chaque région, et quelquefois chaque village, se distinguait par l'agencement des motifs combinant dans sa production artisanale la couleur originale du raphia, associée à la même fibre teintée de noir, de rouge ou de vert.
La coloration traditionnelle suit des procédés traditionnels non-toxiques : pour le rouge, on utilise une décoction de copeaux de bois de padouk (à la teinte rougeâtre bien caractéristique). Pour le noir, ce sera les feuilles d'un arbre particulier, pour le vert une autre essence végétale. Dans tous les cas, la fibre est trempée dans la teinture choisie, puis mise à sécher avant de servir au tressage de bols, paniers, sous-plats, et une foule de petits articles d'usage domestique aux teintes et motifs variés.
Bien que la distribution de rôles varie d'une ethnie à l'autre, cet Artisanat est l'apanage des femmes, qui se regroupent de façon plus ou moins formelle selon la disponibilité que leur laissent les exigences familiales ou les travaux des champs. Comme beaucoup de productions artisanales dans le monde, l'Artisanat du raphia est le plus souvent une activité économique d'appoint, suivant les conditions climatiques des saisons : il s'interrompt au temps des récoltes agricoles qui mobilisent toute la main d'œuvre, et reprend plus tard lorsque le climat facilite la récolte de la fibre.

Vu 814 fois Dernière mise-à-jour : dimanche, 01 juin 2014 14:20
bems

Je reste convaincu que pour mieux développer notre pays, nous, camerounais avons besoin non seulement de bien le connaître, mais aussi de mieux nous connaître nous même...