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L'avenir du Cinéma Camerounais

De jeunes cinéastes souvent bien formés mais sans moyens fourbissent leurs armes dans le court métrage sur support numérique. Des femmes font leur entrée dans le métier :

Yolande Ekoumou tourne son premier long métrage, un documentaire ; Joséphine-Bertrand Tchakoua tourne Fanta en 2001, sur les tribulations conjugales d'un jeune couple mixte désargenté. En plus des tourments causés par l'impécuniosité d'un mari photographe en mal de travail, Fanta, l'épouse, fait face aux ingérences d'une belle-sœur un peu trop possessive. Incompréhensions, scènes de jalousies, disputes, réconciliations sont le lot quotidien de ce couple franco sénégalais.

Les cinéastes souffrent du manque d'infrastructures. Jusqu'aux années 70-80, le Cameroun disposait de 77 salles de cinéma réparties dans toutes les provinces du pays. Aujourd'hui, il n'en reste plus que six dans les villes de Douala (04), Bafoussam (01) et Yaoundé (01). Le Capitole de la capitale a été fermé en 2003 pour cause de loyers impayés.

Le cinéma souffre du manque de personnels qualifiés, de projectionnistes mal formés ou seulement sur le tas, de l'absence de cameramen pour le 35 mm, le centre de formation de la télévision nationale à Ekounou en banlieue de Yaoundé ne formant les cameramen qu'en télévision. Si les réalisateurs et autres scénaristes sont de mieux en mieux formés, il n'en est pas de même des comédiens, pour la plupart des amateurs, alors que des Gérard Essomba, Eric Ebouaney, Maka Kotto ou Félicité Wouassi sont internationalement reconnus.

Où en est la politique cinématographique nationale que le décret n° 98/003 du 08 janvier 1998 laissait espérer, portant organisation du ministère de la Culture avec une Direction du développement de la cinématographie et des productions audiovisuelles ?

Heureusement, s'ouvrent des voies d'espoir. Depuis 1985, Bassek Ba Kobhio a mis en place les Ecrans noirs des cinémas d'Afrique francophone, une manifestation destinée à montrer au public camerounais des films réalisés par les Africains : chaque année, des films inédits et des rencontres avec réalisateurs et acteurs. En marge des projections, les Ecrans noirs développent des formations de journalistes à la critique de cinéma et des classes du cinéma où des jeunes peuvent se familiariser avec la production, la réalisation et l'écriture de scénario.

Le terrain est fertile pour un renouveau du cinéma camerounais.

 

Jean-Marie Mollo Olinga

Vu 297 fois Dernière mise-à-jour : jeudi, 13 août 2015 13:37
bems

Je reste convaincu que pour mieux développer notre pays, nous, camerounais avons besoin non seulement de bien le connaître, mais aussi de mieux nous connaître nous même...

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