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L'art camerounais

Dans tous les livres d'art africains , les masques camerounais sont largement représentés. Ils sont sculptés dans tout le pays, néanmoins, ils sont plus nombreux et plus variés au sud qu'au nord.

Dans tous les livres d'art africains , les masques camerounais sont largement représentés. Ils sont sculptés dans tout le pays, néanmoins, ils sont plus nombreux et plus variés au sud qu'au nord.

Les masques changent de physionomie selon l'endroit : dans la savane, ils ont un sourire grimaçant ; dans la forêt,ils sont géométriques ; chez les tikars , ils sont plutôt burlesques ; chez les Bali, ils ont la forme d'une tête d'éléphant lorsqu 'ils servent au culte des morts.Masques expressifs ou mystérieux, Masque schématiques comme des dessin d'enfants ou figuratifs.

Les plus beaux sont originaires des pays Bamoun et Bamiléké . Ils sont le plus souvent utilisés pour les danses. Les hommes les portent planqués contre le visage ou au dessus de la tête. Les masques servent aussi à certaines cérémonies rituelles ; Chez les Bamoun , ils ressemblent à un jouer de flûte ou à un notable aux joues gonflées pour bien montrer qu'il mange à sa faim. Chez les Bamilékés, il s'agit d'une tête d'homme surmontée de cornes ou d'une tiare décorée d'animaux.

Les statuettes comme les masques son presque toujours en bois. Elles ont des formes et des fonctions différentes selon les ethnies. Dans la forêt, les statuettes funéraires avec des jambes tombées, très courtes , portant sur le ventre un récipient pour les offrandes, sont très répandues. Chez les bamilékés, les statuettes culturelles représentent un ancêtre ou une femme enceinte (idée de fécondation) ; d'autres marquent l'interdiction et ressemblent alors à un bâton surmonté de sculptures.

La statue Bamiléké ancienne a des formes arrondies : les joues sont bien pleines ; le front est bombé ; le ventre est ballonné ; les jambes courtes et dodues sont nettement pliées. Néanmoins, depuis quelques décennies, elle tend de plus en plus à se styliser, et perd en partie la grande plénitude des formes qui la caractérise. Cette sculpture, qui est l'une des plus originale et des plus variées d'Afrique, est utilisée également dans l'ornementation des piliers et des portes des cases traditionnelles, comme dans celle du mobilier. Les piliers ne servent pas de support à la case, mais de décoration de signe distinctif. Ils représentent généralement toute une série de personnages ou d'animaux qui se tiennent en hauteurs les uns sur les autres, avec un grand sens de l'équilibre. Les encadrement des portes, formés par quatre morceaux de bois en cornière, retracent souvent un évènement important de l'histoire de la chefferie. Le lit réservé au chef ou à quelques notable, est sculpté dans un tronc d'arbre : un animal fait office d'appui nuque. Les sièges ornés marquent la puissance d'un personnage.

Autre travail du bois : les panneaux sculptés. Ils commun à l'art Bamiléké et Bamoun. Ils retracent les scènes de la vie quotidienne (naissance, funérailles, chasse, danse, marché) ou de la vie guerrière. On peut voir de très belles pièces Bamoun au musée de Foumban et en acheter chez les artisans.

Les Bamilékés décorent de nombreux objets avec des perles en verre très coloré : statuettes, trônes, sièges, masques et calebasses (sorte de grosses courges, qui servent de récipients après avoir été vidées et séchées). L'objet est préalablement tapissée d'une toile de rabane sur laquelle les perles sont ensuite cousues. Les formes son simples, sans relief trop prononcé pour que la réalisation de l'ouvrage soit possible.

Les grands masques en perles des danseurs Tso sont magnifiques. Ils se présentent comme une tête d'éléphant stylisé : oreilles rondes, longue trompe plate et deux trous à la place des yeux pour que les danseurs puissent voir. Lorsque c'est la mort d'un chef, ou d'un notable important qui est célébrée, les danseurs Tso sont souvent plusieurs centaines à rythmer la musique en une longue procession. Le trésor de la chefferie recèle de nombreux objets en perles ; ils sont sortis et alignés sur la place du marché, à l'occasion de certaines fêtes rituelles.

L'art Bamoun , riche également de broderies de perles, est surtout connu pour ses masques en bronze, qui étaient destinés à chasser les esprits lorsque le roi était frappé d'un deuil. De nos jours, les artisans recopient le travail des fondeurs du passé, mais la forme s'est alourdie, le trait s'est banalisé et la qualité du bronze s'est détériorée.

Vu 404 fois Dernière mise-à-jour : mercredi, 11 mars 2015 12:36
bems

Je reste convaincu que pour mieux développer notre pays, nous, camerounais avons besoin non seulement de bien le connaître, mais aussi de mieux nous connaître nous même...