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lundi, 26 mai 2014 00:00

La sculpture

Elle se pratique sur du bois et aussi de l'ivoire. La sculpture sur bois est très répandue parmi les populations de l'Ouest et du Nord-Ouest qui produisent des masques, des tabourets, des chambranles etc. Ces objets se trouvent en grande quantité dans les palais des chefs traditionnels.

De moins en moins pratiquée à cause des restrictions qui sont faites sur le commerce de l'ivoire, La sculpture sur ivoire est pratiquées surtout dans les villes du sud. On trouve des produits sculptés en ivoire dans les marchés du sud, à Yaoundé, Ebolowa , Douala, Lomié , Sangmélima etc. Quelques uns existent également au Nord Cameroun.

Publié dans Economie
vendredi, 16 mai 2014 00:00

L'élevage au Cameroun

Le Cameroun dispose d'une bonne variété d'animaux et d'oiseaux dont la répartition est fonction des spécificités régionales du pays. L'élevage du bétail au Cameroun est influencé par des facteurs tels que :

Les conditions naturelles.

Le climat et la végétation : Le climat équatorial est néfaste pour l'élevage du bétail parce qu'il favorise la propagation de la mouche tsé-tsé qui donne des maladies aux animaux. D'un autre côté, le climat sahélien n'y est pas favorable non plus parce qu'il n'est pas favorable au développement des pâturages dont a besoin le bétail. Par conséquent, la région idéale pour le bétail est celle ou l'on trouve un climat tropical humide. C'est le cas de la partie nord du pays, des hautes terres de l'ouest et de l'Adamaoua. Aussi, les zones de savanes disposent toujours de bétail tandis que les zones forestières sont propices à d'autres animaux comme les porcs qui n'ont pas besoin de pâturages.

Les facteurs humains

La densité da la population : les régions très peuplés sont peu favorable à l'élevage du (bétail en particulier). Les Bamilékés par exemple élevaient du bétail de façon extensive, mais cette activité a été grandement réduite par l'accroissement de la densité de la population avec l'expansion des villes et des populations, on éloigne de plus en plus le bétail.

Les problèmes ethniques : Certaines tribus portent leurs intérêts sur certains animaux et n'aimeraient pas en élever d'autres. Les Bororo par exemple sont des éleveurs de bétail. Ils évaluent toujours leur richesse en fonction du nombre de tête de boeufs possédés. En raison des cérémonies culturelles locales et des²sacrifices religieux, certaines tribus préfèrent un type d'animaux à d'autres. La poule pa exemple joue n rôle plus important dans les cérémonies sociales chez les Kom que tout autre animal ou oiseau. Certains groupes utiliseraient plutôt la chèvre et d'autres le porc . D'un autre côté, les populations islamisées n'élèvent pas de porcs parce que selon leur religion, cet animal est sale.
Les méthodes utilisées pour élever la plupart de ces animaux sont traditionnelles et archaïques. Elles sont caractérisées par la transhumance, le nomadisme et la tendance à n'augmenter le nombre d'animaux que pour des raisons de prestige.

Les différents types d'animaux

Le bétail
Les principales zones d'élevage du bétail sont l'Adamaoua, le Nord et le Nord-Ouest. Nous avons deux types de bétail : les zébus qui représentent environ 95% des bœufs au Cameroun et les taurins qui forment juste 5% du bétail.

Le Zébu

il a une bosse au dos et il donne plus de viande que le taurin. On en distingue deux types ;Le zébu de l'Adamaoua et celui de Nord. Le premier type peut être divisé en deux sous-groupes. Le zébu peul de l'Adamaoua est très riche en viande ; on le trouve dans les localités de Ngaoundéré et de Banyo . Il est d'un brun foncé qui peut être parsemé de taches blanches. Le zébu bororo de son côté n'est pas aussi riche en viande que le zébu peul. Ce type est de couleur brune et peut parcourir de très longues distances. L'espèce Akou blanche appartint à ce second groupe.
Le zébu du nord est une variété du zébu peul mais la différence provient du fait qu'il est comparativement de petite taille en raison d'un environnement moins favorable et de beaucoup de croisements.

Le Taurin

C'est un boeuf sans bosse, plus petit da taille que le zébu et plus résistant à la trypanosomiase répandue par la mouche tsé-tsé. Cette espèce forme un pourcentage réduit (environ 5%) des boeufs du Cameroun. On y retrouve 4 espèces :
• le taurin Rhumsiki de la région du Margui Wandala ;
• le taurin Ndama du Littoral, de l'Ouest et de l'Est ;
• le taurin Muturu de la région de Bakossi ;
• le taurin Namshi de la région de Poli.

Les chèvres et les moutons

Ils sont élevés presque partout dans le pays. Contrairement au bétail, on les retrouve même en zones forestières. Cependant, il n'en demeure pas moins que le Nord et l'Adamaoua sont les principales zones d'élevage de ces animaux. En deuxième lieu, viennent les hautes terres de l'Ouest. Ailleurs dans le Sud, seules de petites quantités sont élevées à cause du manque de pâturages. Dans l'ensemble, les chèvres et les moutons du nord sont différents de ceux du Sud. Le type de mouton peul en particulier que l'on retrouve au Nord Cameroun est plus haut de taille et pèse plus que le mouton du Sud. Au nord, les chèvres et les moutons pèsent en moyenne 40 à 50 kg alors qu'au Sud, leur poids varie entre 30 et 35kg.

Les porcs

Au départ, l'élevage des porcs se faisait selon les méthodes traditionnelles mais face à l'accroissement de la demande en porc, des espèces sélectionnées ont été importées.
Les porcs sont élevés surtout à l'ouest, dans le Littoral à l'Est et au Sud-ouest. Il s'agit de région humide, car le porc affectionne les milieux humides qui disposent aussi de beaucoup de nourriture. Les porcs élevés selon les méthodes traditionnelles sont plus nombreux que ceux élevés selon les techniques modernes.

Les chevaux et les ânes

C'est surtout dans la partie nord du pays que l'on trouve ces animaux. Le cheval en particulier est utilisé par les populations Foulani. Si l'on excluait les hautes terres de l'ouest et du nord-ouest habités par certains de ces foulani qui possèdent aussi des animaux, on pourrait dire avec raison que ces animaux ne se trouvent qu'au Nord Cameroun.

La volaille

On éleve de la volaille dans toutes les régions du pays, mais les provinces de l'Ouest, du Centre et du Sud viennent au premier rang. Cette volaille comprend surtout les poules qui sont élevées selon les méthodes traditionnelles et modernes. Les poules locales sont de taille plus petites que celles élevées dans les fermes modernes.
Beaucoup de camerounais possèdent des fermes avicoles individuelles dont ils tirent de grandes quantités d'oufs. Le gouvernement aussi possède d'importantes fermes modernes à Muyuka , Mvog-Betsi à Yaoundé et dans la province de l'Ouest.

Sur la base des estimations du Ministère de l'Elevage, des pêches et des Industries Animales, le cheptel national compte en 2007 environ 5,6 millions de bovins, 7 millions de petits ruminants, 1,2 millions de porcins et 26 millions de volailles. La production de cette dernière filière se relève progressivement des chocs provoqués par la grippe aviaire intervenue en 2006. la production de volaille est estimée à 33 millions de têtes en 2008. Plusieurs programmes et projets sont en cours d'exécution et visent l'augmentation de la production et l'amélioration de la sécurité alimentaire.

Le projet d'Appui au Développement de la Production laitière « Smallholder Dairy Développement Project »

Il s'exécute en phase pilote dans les provinces du Nord-ouest et de l'Adamaoua et a pour objectif l'amélioration des activités de production laitière. Il a permis la construction et l'aménagement des infrastructures hydrauliques et électriques ainsi que des bâtiments servant de points de collecte de lait dans les zones d'intervention. Depuis sa mise en place en 2005 jusqu'au premier semestre 2008, 500 vache ont été inséminées et 150 veaux de première génération enregistrés. De plus, 560 producteurs ont été formés dans différents domaines et, 130 hectares de cultures fourragères mis en place.

Le programme de Développement de la filière porcine

Ce programme financé sur ressource PPTE vise la relance de la filière porcine au Cameroun et la sécurité alimentaire à travers le contrôle de la peste porcine africaine. Au cours de l'année 2007, le projet a encadré 31 693 producteurs, soit une augmentation de près de 49,0% par rapport à 2006. il a également formé en gestion des exploitations, 850 éleveurs contre 350 en 2006. cheptel encadré s'est élevé à 218 080 têtes contre 112 211 têtes l'année précédente. En matière sanitaire, le taux de mortalité des animaux est passé de 11,0% en 2006 à moins de 4,0% en 2007

Le projet d'Appui à l'Elevage non Conventionnel

Lancé en août 2007 sur financement BIP, il vient consolider les expériences acquises du projet d'élevage des Aulacodes (hérissons) et permet de les étendre aux autres élevages non conventionnels (cochon dinde, escargot, grenouille, rat, caille).

En 2008, le projet a apporté un appui technique à 80 organisations de producteurs sur 1000 identifiées et formé 800 leaders d'organisations de producteurs regroupant environ 4000 membres. Il a également contribué à la mise en place de l'Association Nationale des Eleveurs d'Escargots du Cameroun (ANEEC°.
Par ailleurs, 75 organisations de producteurs ont bénéficié d'appuis logistiques pour un montent de 53 millions et 5 organismes de développement régional ont reçu la somme de 25 millions pour l'encadrement, l'animation des producteurs et le suivi des activités de terrain de la structure de coordination du projet.

santés animales

Le contrôle et le traitement des épizooties et infections sont des déterminants essentiels du développement des productions animales. En 2007 et au premier semestre 2008, des actions ont été menées dans ce sens à travers les campagnes annuelles de vaccination et le projet d'appui à la lutte contre les Trypanozomoses Animales et leurs Vecteurs.

Le Projet d'Appui à la lutte contre les Trypanozomoses Animales et leur Vecteurs financé sur fonds PPTE a pour but d'appuyer le développement de la filière bovine par l'éradication de la tripanozomose animal. Sa première phase d'une durée de trois ans s'est achevée en 2007 pendant cette période, 70 leaders d'éleveurs ont été formés à la maîtrise des méthodes de lutte par ailleurs, une subvention de 28,7 millions a été également octroyée à 7 unions départementales de GIC dans les provinces de l'Adamaoua et du Nord.

Publié dans Elevage