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mercredi, 26 février 2014 10:56

La structure sociale chez les bantou

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L'organisation sociale des bantous est formée au sommet de nations qui elles même sont composées de groupes de tribus, subdivisés en villages. Ces villages sont en réalité, des groupes de clans, constitués par les différentes branches de familles qui habitent le village. Tous les membres d'un clan sont censés être les descendants d'un même ancêtre mythique. Au sein du groupe, on les considère comme parents (pères et mères), et tous ceux qui appartiennent au même groupe générationnel sont considérés comme frères et sœurs. La parenté occupe ici un rôle primordial dans la construction du lien social, par ce qu'elle sous tend le principe de solidarité. La majorité des bantous sont patrilocales (bien qu'on trouve aussi des sociétés matrilocales mais en très faible nombre), c'est à dire qu'une fois que la femme a contracté mariage, elle est obligée d'aller résider dans la famille de son époux. L'unité résidentielle est le socle du lignage.

L'acquisition du domaine foncier se faisait autrefois sur le principe du premier venu, premier servi, à condition de pouvoir délimiter l'espace réservé de façon nette par débroussaillement d'une bande de « un mètre » environ de largeur. Et tout terrain ou lopin de terre où une subdivision de clan a enseveli ses morts pendant plusieurs générations devient sa propriété absolue.
Le clan est organisé hiérarchiquement, chaque branche a son chef, celui ci est désigné par élection. Quand l'un d'eux meurt, le conseil des chefs se réunit pour designer son successeur. Le roi doit ratifier ce choix, il a le droit de révocation du chef élu, mais ne peut en aucun cas le désigner d'office. Le clan est généralement composé de personnes qui ont eu ou ont un ancêtre commun. Les mythes servent à définir les caractères du clan. La cohésion du clan repose sur le respect des symboles, des cérémonies, des rituels.
Dans les sociétés bantoues, l'élément fondamental de la structure sociale est la parenté. Celle-ci est fondée sur la reconnaissance sociale des liens de consanguinités et d'affinités. On remarque dans ces sociétés une division sexuelle du travail, car les femmes sont censées prendre soin du foyer, des enfants, et de se charger de la cueillette, des tâches horticoles et agricoles. Quant aux hommes, ils doivent s'occuper de la protection du groupe familial, de la chasse, de la pêche, de l'élevage, du labourage, du débroussaillement, du défrichement de la terre et de la majorité des activités artisanales. Le développement de l'individu passe par une suite d'étapes, de l'enfance à la vieillesse. Ce qui permet d'assigner différents rôles à chacun pour l'amener tout au long de son existence à faire partie de certaine catégorie au sein du groupe. D'où, l'existence de certains rites d'initiations. Chaque étape entraîne des droits et des devoirs. Pour maintenir le lien social, il était de tradition qu'à la tombé de la nuit, au son du tam-tam, tous les enfants se retrouvaient autour d'un feu allumé au pied d'un baobab situé sur la grande place, pour écouter les contes et les épopées des ancêtres, racontés par les vieux et les sages du village.

 

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yna

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